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« on: 05 February, 2009, 00:02:56 AM » |
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九月交响曲 O. V. de L. 米罗兹 II 孤寂,母亲,再说一遍我的生活! 如此 没有十字架的墙和桌子和书 关闭着! 无望而漫长等待的姗姗来迟者 叩窗, 象一只心冻成了冰的知更鸟
屋里谁又起来给它开门 ? 喊叫 的是猎人天晚了还在阴暗的沼泽中 衰弱而后死去的青春最后一声尖叫孤叶坠落 满载森林哑口无言的恐惧
你是谁呀, 忧伤的心? 一间昏沉的卧室 天赋过人的孩子手拄著未打开的书本 听童年时代蓝苍蝇的嗡嗡低鸣 ? 还是一面记忆的镜子? 或者被强盗撬醒的坟墓 ?
夜的叹息带来的遥远的幸福, 流金的云 华丽的大船满载天使带来的礼物 ! 难道是真的 你们所有,你们所有的人都不再爱我, 永远 永远我不能从童年的水晶球里再看到
你们 ? 你们的颜色,你们的声音和我的爱 所有的一切甚至不如野蜂在风里翻飞的 一闪, 甚至不如刀掉在棺椁上的吭然一声, 全是谎言, 梦里听见的我的心的跳动声 ?
孤独一人在暮年冰冷的沉默前 ! 孤独一人 伴着一个名字的回声 ! 害怕白日也害怕黑夜 这对在悲痛里和解的老姐妹 站立在睡眠的桥上遥遥呼应, 遥遥呼应 !
象一个冷心肠的漂亮孩子多年前 失手掉在黑暗湖底的一粒石子 在最阴郁的湖心安息 回忆是昏昏欲睡的泥沼, 沉重的爱情.
SYMPHONIE DE SEPTEMBRE
Oscar Vladislas de Lubicz Milosz (1877-1939) II Solitude, ma mère, redites-moi ma vie ! Voici Le mur sans crucifix et la table et le livre Fermé ! Si l'impossible attendu si longtemps Frappait à la fenêtre, comme le rouge-gorge au coeur gelé,
Qui donc se lèverait ici pour lui ouvrir ? Appel Du chasseur attardé dans les marais livides Le dernier cri de la jeunesse faiblit et meurt la chute d'une seule feuille Remplit d'effroi le coeur muet de la forêt.
Qu'es-tu donc, triste coeur ? une chambre assoupie Où, les coudes sur le livre fermé, le fils prodigue Écoute sonner la vieille mouche bleue de l'enfance ? Ou un miroir qui se souvient ? ou un tombeau que le voleur a réveillé ?
Lointains heureux portés par le soupir du soir, nuages d'or, Beaux navires chargés de manne par les anges ! est-ce vrai Que tous, tous vous avez cessé de m'aimer, que jamais, Jamais je ne vous verrai plus à travers le cristal
De l'enfance ? que vos couleurs, vos voix et mon amour, Que tout cela fut moins que l'éclair de la guêpe Dans le vent, que le son de la larme tombée sur le cercueil, Un pur mensonge, un battement de mon coeur entendu en rêve ?
Seul devant les glaciers muets de la vieillesse ! seul Avec l'écho d'un nom ! et la peur du jour et la peur de la nuit Comme deux soeurs réconciliées dans le malheur Debout sur le pont du sommeil se font signe, se font signe !
Et comme au fond du lac obscur la pauvre pierre Des mains d'un bel enfant cruel jadis tombée : Ainsi repose au plus triste du coeur, Dans le limon dormant du souvenir, le lourd amour.
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« Last Edit: 08 February, 2009, 09:22:18 AM by fougere »
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« Reply #1 on: 21 March, 2009, 00:31:54 AM » |
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死人全醉了。。。
死人全醉了这霉雨连绵 在罗浮敦古怪的墓园 罗浮敦的旧棺椁心透出 钟表的屍骨嘀嗒声幽远
幸亏黑色春天挖刨了洞穴 乌鸦肥硕饱餐人肉冰冷 幸亏瘦弱的风声啼如蒙童 罗浮敦的死人的睡得多酣沉
我可能再也见不到 罗浮敦的大海和坟墓 然而它们是我好像我爱过 这天涯海角和它的伤痛
你们消逝的,你们自杀的,你们幽远的 古怪的罗浮顿墓园的 --这名字听起来古怪又柔美 告诉我,你们真的,真的睡着了?
--你该讲点更有趣的事 我的银酒杯里盛满克拉瑞红酒 讲一些动听而少荒诞不经的故事 别再聒噪你的罗浮顿让人心烦
屋里温暖,四壁轻轻回荡 多年来最忧郁的声音 --哦 ! 所有死去的人,包括罗弗敦的— 死人,实际谁也没有我死得那么透实。。。
傅杰 译 2009-03-20
Les poèmes de O.V. de L. Milosz ont été très peu diffusés, je n'ai pas trouvé ce poème sur l'internet.
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« Last Edit: 21 March, 2009, 00:34:08 AM by fougere »
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« Reply #2 on: 23 March, 2009, 23:27:46 PM » |
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Chason d'automne O. V. de L. Milosz
Ecoutez la voix du vent dans la nuit, La vieille voix du vent, la lugubre voix du vent, Malédiction des morts, berceuse des vivants… Ecoutez la voix du vent, Il n’y a plus de feuilles, il n’y a plus de fruits Dans les vergers détruits. Les souvenirs sont moins que rien, les espoirs sont très loin. Ecoutez la voix du vent.
Toutes vos tristesses, ö ma Dolente, sont vaines. L’implacable oubli neige sinistrement Sur les tombes des amis et des amants… Ecoutez la voix du vent.
Les lambeaux de l’été suivent le vent de la plaine ; Tous vos souvenirs, toutes vos peines Se disperseront dans la tempête muette du Temps. Ecoutez la voix du vent.
Elle est à vous, pour un moment, la sonatine Des jours défunts, des nuits d’antan… Oubliez-la, elle a vécu, elle est bien loin. Ecoutez la voix du vent.
Nous irons rêver, demain, sur les ruines D’aujourd’hui ; préparons les paroles chagrines Du regret qui ment quotidiennement Ecoutons la voix du vent
秋歌
听这夜的风声 古旧的风声,阴森的风声 死人的诅咒,活人的催眠。。。 听这风声。 树叶光了,果子一粒不剩 园子荒芜。 回忆空白,希望遥远不可企及。 听这风声。
你们的伤心,哦,我的悲愁,徒然。 遗忘斩钉截铁雪片一样落在 朋友们和情人们的坟墓上。。。 听这风声。
夏天的碎片追随着平原的风 你们的回忆,你们的痛苦 在时间无声的风暴中飘零四散 听这风声。
这音乐片刻间属于你们 亡灵白日,往昔暗夜的小奏鸣曲。。。 忘了它,它曾在,但现在已遥远 听这风声。
明天,我们会在今天的废墟上 做梦,准备那些伤心的句子 悔恨的句子每天的谎言 听,这风声
傅杰 译 2009-03-23
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« Reply #3 on: 29 March, 2009, 23:14:00 PM » |
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厌倦
O. V. de L. 米罗兹
艾丽莱,艾丽莱,请把您的手从我心上拿走 !
疲倦的黄昏坠落在河上,
河那边,浩淼的大水流不到
海,筋疲力尽…
时光缓慢绝望,如队列游行的寡妇 !
我是那些远逝者是他们的伤痛,
我是这古河上的黄昏…
艾丽莱,艾丽莱,请把您的手从我心上拿走 !
请把您的手从我心上拿走,哦,您这么苍白地裹着
幽暗的焰火, 哦,我失去的妻 ;
请把您的手从我心上拿走,哦,您那么忧伤
沉静安详浴着尸布王国尽头的太阳 !
啊,日厌倦为日,夜苍老为夜 !
让我们任永恒的睡眠摇晃,
让我们任永恒的睡眠摇晃,黑色的穹庐
在阳光无声的洪流中迷失。
艾丽莱,艾丽莱 !是可怕的失眠
永生的失眠,哦,我的爱,在您那儿咏唱
无休无止的催眠曲,冗长无味的曲调
让悔恨无眠,让恐惧无眠,让憎恶也无眠 !
让我们任睡眠摇晃,因为一切皆空 :
因为混合了香料的酒已经流走,
梦,在浓郁的薰香, 跪下
朝拜一切象征,和所有的礼仪。
风吹不动我们昏沉沉的水,
我们的眼里没有太阳,只有陈年的欲望挣扎
像溺死者被海厌恶地扔出
无所事事的海滩又慢慢将它埋葬。
唉,所有的欲望都死了,类似于痛苦
的感觉和厌倦,即我所有的一切 !
哦,这告别的太阳在围城之上
艾丽莱,艾丽莱,请把您的手从我心上拿走。
傅杰 译 2009-03-29
Lassitude
Elliné, Elliné, ôtez vos mains de mon cœur !
Un crépuscule exténué s’est couché sur le fleuve,
Là-bas, sur le grand fleuve qui n’aura pas
La force d’aller jusqu’à la mer…
Heures lentes, désespérantes, cortèges de veuves !
Je suis l’âme de ces lointains et leur douleur,
Je suis ce crépuscule au-dessus du vieux fleuve…
Elliné, Elliné, ôtez vos mains de mon cœur !
Otez vos mains de mon cœur, ô Vous si pâlement drapée
De flamme grave, ô mon inutile épousée ;
Otez vos mains de mon cœur, ô Vous si tristement dans la paix
De ce soleil de fin-d’Empire drapée !
O jours las d’être jours, ô soirs vieux d’être soirs !
Laissons-nous bercer par le grand sommeil.
Laissons-nous bercer par le grand sommeil, arche noire
Perdue dans le muet déluge du soleil.
Elliné, Elliné ! C’est l’atroce insomnie
De la Vie, ô ma douce, qui psalmodie en vous
Sa berceuse sans fi n, dont la monotonie
N’endort ni les regrets, ni les frayeurs, ni les dégouts !
Laissons –nous bercer par le sommeil, car tout est vide ;
Car les vins mixtionnées d’aromates ont coulé,
Et le Rêve, dans les encens somptueux, s’est agenouillé
Pour tous les Symboles et pour tous les Rites.
Nul vent n’animerait l’eau de notre torpeur,
Nos yeux sans soleil, où les vieux désirs surnagent
Comme des noyés que la mer rejette avec horreur
Et qu’ensevelit lentement l’ennui des plages.
Hélas ! Tous les désirs sont morts ! Un semblant de douleur,
Un peu de lassitude, et c’est tout ce que j’ai !
O ce soleil d’adieu sur la ville assiégée !
Elliné, Elliné, ôtez vos mains de mon cœur
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Zhaobudao
Administrator
Candidat
Posts: 23
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« Reply #4 on: 30 March, 2009, 07:51:39 AM » |
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merci fujie c'est romantique à souhait mais très beau. on se laisse prendre. le XIXe a quand même produit des vers si coulants, naturels ! (pas comme ce fleuve qui n'a plus la force de couler jusqu'à la mer ;-)) ce qui est marrant c'est que ce poète et ma femme sont de la même famille  merci encore
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fougere
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« Reply #5 on: 30 March, 2009, 22:29:50 PM » |
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 ça alors ! Oscar Milosz est un grand oncle de Laurence ! Forcement Czeslaw Milosz l'est aussi. J'ai intention de faire un receuil de poèmes d'Oscar Milosz traduits en chinois. j'aurai l'occasion d'en parler avec Laurence, j'espère.
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fougere
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« Reply #6 on: 29 April, 2009, 10:42:32 AM » |
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艾吉娅
O. V. de L. 米罗兹
为什么额头挂满忧愁,艾吉娅, 我灵魂的化身,
为什么泪水在我亲爱的人眼中盈渥 ?
微笑在我挚友脸上宛如一声责备,
她的眼睛象俯临海洋的沉默。。。
艾吉娅,艾吉娅 !无眠苦不堪言
终身无眠,哦,我爱,在你耳旁嗡嗡
永无休止的吟诵,重复单调
让悔恨无眠,恐惧无眠,厌倦也无眠 !
在你思虑的灰色水波中我幻见海市蜃楼
忧愁犹如暗香一阵阵晕眩,
温柔的水波是群生病的羔羊咩咩,
那边,夜的海滩没有留下我们的足迹。。。
我们的灵魂是大海死在沙滩
沙滩上月亮颤抖着悔恨的银光,
我们后悔的日子确实该后悔,
我们希望的日子永无指望。。。
告别唱歌的死者,告别高贵典雅,
告别痛苦的追求者,告别荣誉的嗤之以鼻者 !
---听这哭声,这遥远的孤独中的啜泣,
虚弱无为的水里夜节节败退。。。
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fougere
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« Reply #7 on: 06 September, 2009, 22:27:49 PM » |
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Brumes O. V. de L. Milosz
Je suis un grand jardin de novembre, un jardin éploré Où grelottent les abandonnés du vieux faubourg ; Où la couleur misérable des brumes dit : Toujours ! Où le battement des fontaines est le mot : Jamais … -- Autour d’un buste ridicule qui médite, (Marie, tu dors, ton moulin tourne trop vite), Tourne la ronde des désespoirs du vieux faubourg, Entendez-vous la ronde qui pleure, dans le jardin noyé De brume aveugle, au fond du vieux faubourg ? Pauvres amitiés mortes, burlesques amours oubliées, O vous les mensonges d’un soir, ô vous les illusions d’un jour Autour du buste ridicule qui médite, (Marie, tu dors, ton moulin va trop vite…), Venez danser la ronde noire du vieux faubourg, La brume a tout mangé, rien n’est gai, rien n’irrite, Le rêve est aussi creux que la réalité, Mais dans le parc où vous avez connu l’été La ronde, la ronde immense tourne, tourne toujours, Amis que l’on remplace, amantes qu’on quitte (Marie, tu dors, ton moulin va trop vite…) Je suis un grand jardin de novembre, au fond d’un vieux faubourg. 雾 我是十一月的荒园,泪雨涔涔 无家可归的人抖抖瑟瑟来自老城 ; 晦暗的雾说 :永远 流淌的水唱 :决不。。。 ----围着一座横眼张望的破雕像, (瑪麗,你睡啦,你的磨房轮儿转得太快), 老城灰心失望的圆舞圈圈团团儿转, 听到吗 ?在被浓雾淹没的花园里, 在老城深处,圆舞曲哭泣 死去的浅薄的友谊,遗忘的乏味的爱情, 哦,你们这群黄昏的谎言,白日的梦想 围着一座横眼张望的破雕像, (瑪麗, 你睡啦,你的磨房轮儿转得太快), 来呀,都来跳老城的黑色圆舞, 雾把一切都吞了,没有欢乐,毫无激动, 梦如现实一样空空, 在你们夏天见过的公园 圆舞,围成大圈儿的圆舞旋转,一遍又一遍, 换下的朋友,离弃的情人 (瑪麗, 你睡啦,你的磨房轮儿转得太快…) 我是十一月的荒园,坐落在深深老城。
傅杰 译 2009-09-05
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« Last Edit: 06 September, 2009, 22:31:34 PM by fougere »
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fougere
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« Reply #8 on: 29 September, 2009, 13:29:39 PM » |
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Lalie
Le parc malade de lune était profond comme une âme La couleur de la nuit était belle comme la douleur… (Toutes ces choses sont si loin, si loin !) Au parc malade de lune régnait une dont la vie Etait sœur de la mort des brises sur les fleurs, La couleur de la nuit était belle comme la douleur. (Toutes ces choses sont si loin, si loin !)
Les brises des jardins du Nord et et fleurs savaient le nom De celle qui était leur pensée et leur mélancolie. (Toutes ces choses sont si loin, si loin !) La lune, au ciel profond, chantait : bon sommeil, bon sommeil, Lalie, Lalie du parc qui jauniront, Lalie des roses qui mourront ! Lalie était le nom de ma mélancolie. (Toutes ces choses sont si loin, si loin !)
Les yeux de Lalie étaient l’heure où les lagunes Pâlissent étrangement de pressentir les ténèbres ; (Toutes ces choses sont si loin, si loin !) Deux papillons d’un rouge mort étaient les lèvres De Lalie, la princesse confidente de la lune, Ah ! Les beaux baisers de Lalie, nuits d’avril aux tièdes ténèbres … (Toutes ces choses sont si loin, si loin !)
Mon amour était un peu moins qu’un ange, un peu plus Qu’une fleur, mon amour, mon amour perdu ! (Toutes ces choses sont si loin, si loin !) Ma pensée était la langueur des jours où le bonheur lui-même Pleure de la douceur de se sentir de Mai. - O mon amour, mon lointain amour, mon amour perdu ! (Toutes ces choses ont si loin, si loin !)
Et maintenant la neige tombe en lourds flocons d’oubli, Tombe, tombe lentement, tombe sur le sépulcre de mon amour (Toutes ces choses ont si loin, si loin !) Bon sommeil, bon sommeil, Lalie douce, Lalie Des roses mortes, des parcs jaunis ! Dans le sépulcre de l’amour, mon sommeil, bon sommeil (Ah, toutes ces choses sont si vieilles, si vieilles !)
莱丽
被月亮苦恼的园林幽深如魂 夜色美好得令人心碎… (这些事多么久远,多么久远 ! ) 为月亮苦恼的园林的女王生命短暂 有如吻过花瓣就消失的风的死亡 夜色美好得令人心碎… (这些事多么久远,多么久远 ! )
北方花园里的风和花知道她叫什么名字 她是它们的思念和它们的忧愁 (这些事多么久远,多么久远 ! ) 月亮在深邃的天上歌唱 :安睡,安睡吧, 莱丽 将要枯黄的园林的莱丽,将要死去的玫瑰的莱丽 莱丽是我的忧郁的名字 (这些事多么久远,多么久远 ! )
莱丽的眼睛是那时辰,那时辰 海湾预感到黑暗变得苍白异常 (这些事多么久远,多么久远 ! ) 两片蝴蝶红如死亡是莱丽的唇 莱丽,月亮的知心公主 啊,温暖的四月的夜莱丽的热吻 (这些事多么久远,多么久远 ! ) 我的爱在天使和花朵之间, 我的爱,我失去的爱 (这些事多么久远,多么久远 ! ) 我的思念曾是白日的慵倦 那些日子里幸福因五月来临而甜蜜哭泣 哦,我的爱,我的遥远的幸福,我的失却的爱 (这些事多么久远,多么久远 ! )
如今雪飘落着遗忘的沉重絮片 飘落,缓缓飘落,落在我爱的坟墓 (这些事多么久远,多么久远 ! ) 安睡,安睡吧,温柔的莱丽, 死玫瑰的莱丽,枯园林的莱丽 在爱情的坟墓上安睡,好好安睡 ( 噢,这些事多么陈旧,多么陈旧 ! )
傅杰 译 2009-09-29
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fougere
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« Reply #9 on: 17 December, 2009, 09:29:49 AM » |
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Retour
O. V. de L. Milosz
Vos lèvres sont encor la saveur des myrtilles,
Mais l’or tiède de votre rire s’est fêlé
Et je vois dans vos yeux, lagunes immobiles,
S’élargir l’encens las d’un vêpre violet…
Au bruit d’or des frelons dans la lumière forte
Demain se mêleront les mots que vous aimiez ;
Mais ce soir lassez-moi vous appeler ma morte,
Et vous parlez tout bas, comme si vous dormiez,
Car, semblable aux lys dans le ciel de l’automne
Les mots que vous aimiez se brisent dans ma voix ;
Mon âme d’aujourd’hui vous regard et s’étonne
De reconnaître en vous mon âme d’autrefois …
Puisque je vous retrouve à notre ancienne place,
Bercez d’un rire triste ou d’un refrain dolent
Mon rêve fatigué comme la lune basse
Qui tremble dans le soir voilé de parfum blanc,
Eh, bien que vous songiez à l’amour éphémère
Et sauvage comme la fleur de l’éclair bleu,
Accueillez doucement dans la vielle lumière
Mon retour pâle encor d’avoir été l’adieu.
« le poème de décadences »
归
您双唇还留着越橘的残香
但金玉一样温婉的笑容已经隙裂
我在您眼里,一湾不动的静水
看到紫色黄昏的香缕缓缓扩散。。。
野蜂在辉光下嗡嗡鸣响
您喜爱的那句话明天会和它们融汇
但今晚请让我呼唤您,我的亡人
和您隅隅低语, 仿佛您正入睡。
因为好像秋天凋谢的百合
您喜爱的那句话已经碎在我的喉咙
我的灵魂此刻注视着您时那么惊奇
惊奇从您那儿看到了我的往昔。。。
如是我在我们的老地方找到您
笑声忧郁,歌声不胜悲凉
我疲倦的梦像是低垂的月亮
在白色香气弥漫的夜晚颤栗
即便您期待的是短暂的爱
是青色的闪电一样荒野的爱
请温柔地接受我,在昏昏的余光中
苍白地归来而又在昨天的离别中流连。。。
傅杰 译 2009-12-3
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Liu
Administrator
Licencié
  
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« Reply #10 on: 17 December, 2009, 19:20:07 PM » |
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Que de parfums, couleurs, saveurs dans ce poème ! Merci Fougere ! 
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