Les morceaux de traduction que je poste ci-dessous sont des travaux collectifs qu'on a commencés sur le forum Lechinatown. Je les ai récupérés dans son état brut. Certains passages ont peut-être oubliés dans ma récupétation, veuillez m'aider à les compléter et à poursuivre ce travail.
人物表 Personnages
Les transcriptions phonétiques Pin Yin (py) suivies celles du système de l’École française d’Extrême Orient (efeo)
蔡婆婆 Cai Po Po (py), Ts'ai P'op'o (efeo), la belle-mère de Dou E. Cai est son nom de famille, p'op'o, l’appellation de la belle mère, signifie aussi une femme âgée. La traduction proposée : La Mère Cai.
窦天章 Dou Tian Zhang (py) , Teou t'ien tchang (efeo), le père de Dou E
端云 Duan Yun (py), Touan Yun (efeo), le prénom de l’enfant Dou E
窦娥 Dou E (py), Teou Ngo (efeo), la fille de Dou Tian Zhang, belle fille de La Mère Cai
赛卢医 Sai Lu Yi (py), Sai Lou Yi (efeo), médecin et herboriste, Lu est son nom de famille, on le surnomme avec ironie « Sai lou Yi » : « Meilleur que le Docteur Lu », Docteur Lu réfère au très célèbre médecin du Lu dit Bian Que 扁鹊 407 av. J.-C - 310 av. J.-C. La traduction proposée : Super Docteur Lu.
张老 Vieil homme, Père de Zhang Iü Er
张驴儿 Zhang Lü Er (py), Tchang Lu Eul (efeo), un vaurien, son prénom signifie «fils d’âne » ou « Baudet »
桃杌 Tao Wu (py), T’ao Wou (efeo), Préfet et juge de la région du Chu
张千 Zhang Qian (py), Tchang Ts'ieou (efeo), valet du mandarin Dou Tian Zhang
Les personnes suivantes sont citées avec leur titre de fonction
祗候 Le chef des préposés
监斩官L’inspecteur d’exécution
公务 Les préposés
刽子手 Le bourreau (questionnaire)
J'assemble ci-dessous plusieurs épisodes de la traduction en cours en espèrant que ce travail se poursuit.
(le texte en chinois se trouve sur le site :
http://www.millionbook.net/gd/g/guanhanqing/000/001.htm)
楔子 Prologue
〔卜儿蔡婆上,詩云〕Entre la mère Cai qui récite
花有重開日,人無再少年。La fleur peut refleurir, mais on n’a qu’une jeunesse
不須長富貴,安樂是神仙。L’ephémère est précieux, paix et joie n’appartiennent qu’aux génies.
老身蔡婆婆是也,楚州人氏,嫡親三口儿家屬。Cette vieille qui vous parle est la mère Cai. Issue d’une famille de Chuzhou, il ne lui reste que trois parents proches.
不幸夫主亡逝已過,Son pauvre mari est parti il y a bien longtemps
止有一個孩儿,年長八歲,lui laissant un garçon, agé de huit ans
俺娘儿兩 個,過其日月, et deux filles, déjà jeunes filles,
家中頗有些錢財。La famille a un peu de bien.
這里一個竇秀才,從去年問我借了二十兩銀子, Il y a ici un bachelier Dou, qui m’a demandé l’an dernier à emprunter vingt taels d’argent
如今本利該銀四十兩。A ce jour, avec les intérêts, cela ferait quarante taels
我數次索取,那秀才只說貧難,沒得還我。Je les lui ai souvent réclamé, mais ce bachelier se contente de dire qu’il est pauvre et dans l’embarras, et qu’il ne peut me rembourser
他有一個女儿, 今年七歲,Il a une fille, qui a aujourd’hui sept ans
生得可喜,長得可愛,joyeuse depuis sa naissance, et maintenant devenue adorable
我有心看上他,与我家做個媳婦,depuis que je l’ai vue j’ai l’intention d’en faire ma bru
就准了這四十兩銀子,豈不兩得其便。Elle vaut bien mes quarante taels d’argent, et ainsi tout est réglé !
他說今日好日辰,親送女儿到我家來,Dou m’a dit qu’aujourd’hui était un bon jour, et qu’il amènerait sa fille chez nous
老身且不索錢去,專在家中等候,Cette vieille femme n’ira pas lui réclamer l’argent, elle l’attendra à la maison
這早晚竇秀才敢待來也。 Tôt ou tard, il faudra bien que le bachelier Dou vienne.
Trad. de François 花有重开日,人无再少年。不须长富贵,安乐是神仙。
Les fleurs peuvent refleurir, l'être humain n'a qu'une jeunesse.
Richesse et noblesse ne sont point nécessaires, une vie quiète est déjà paradisiaque.
老身蔡婆婆是也,楚州人氏,嫡亲三口儿家属。不幸夫主亡逝已过,止有一个孩儿,年长八岁,俺娘儿两个,过其日月,家中颇有些钱财。
Je suis la mère Cai, originaire de ChuZhou, (j'étais) mère d'une famille de trois personnes (père, mère, enfant). Malheureusement mon mari est déjà décédé, me laissant seule avec mon fils âgé aujourd'hui de huit ans. Mon enfant et moi vivons ensemble et ne sommes pas dépourvus.
这里一个窦秀才,从去年问我借了二十两银子,如今本利该银四十两。我数次索取,那秀才只说贫难,没得还我。
Vit dans les environs un bachelier nommé Dou, qui m'a emprunté l'an dernier vingt taels d'argent. A ce jour, avec les intérêts, cela ferait quarante taels. A chacune de mes réclamations, ce bachelier a toujours répondu qu'il était pauvre et qu'il ne pouvait me rembourser.
他有一个女儿,今年七岁,生得可喜,长得可爱,我有心看上他,与我家做个媳妇,就准了这四十两银子,岂不两得其便。他说今日好日辰,亲送女儿到我家来,老身且不索钱去,专在家中等候,这早晚窦秀才敢待来也。
Il a une fille qui a aujourd'hui sept ans, joyeuse depuis sa naissance, et maintenant devenue adorable. Elle me plaît beaucoup, et en devenant ma bru elle annulerait la dette. N'est-ce pas une solution qui peut contenter tout le monde ? Le bachelier a dit qu'aujourd'hui est de bon augure et qu'il accompagnera sa fille chez moi, alors je ne bougerai pas de chez moi. Tôt ou tard le bachelier Dou viendra.
Trad. de Gangounet
entre Dou TianZhang et DuanYun, TianZhang récite)
La lecture d'innombrables livres,
Ne suffit pas à rendre le lecteur moins misérable.
Mais le jour où (mon) talent sera reconnu par la cour,
La pauvreté cèdera sa place à la prose.
Je me nomme Dou TianZhang et suis originaire de Chang An, la capitale. J'étudie (le confucianisme) depuis mon enfance et suis bien assez érudit, par manque de chance, mon talent reste cependant méconnu. Malheureusement, ma femme est déjà morte, me laissant notre fille DuanYun. Âgée de trois ans lors de la mort de sa mère, elle a aujourd'hui sept ans.
Etant sans le sou, je vis ici à ChuZhou d'où je n'arrive pas à partir. Vit dans cette ville une femme, appelée la mère Cai, qui est très riche. Pour subvenir à mes besoins, je lui ai emprunté vingt taels d'argent et avec les intérêts je lui en dois aujourd'hui quarante. Elle a déjà réclamé plusieurs fois , mais qu'ai-je, moi, pour la rembourser ? Mais qui pouvait se douter qu'elle me demanderait ma fille comme bru, et ce plusieurs fois ?
De plus, nous sommes au printemps et c'est bientôt les examens mandarinaux. L'envie ne me manque pas d'y participer mais je n'ai pas de quoi me payer le voyage. Me voilà donc contraint d'amener aujourd'hui ma fille DuanYun à la mère Cai.
(Dou TianZhang, en soupirant)
Hum (ou 'ciel' ou 'ha' ou autres). Mais que fais-je ? Suis-je en train de marier ma fille ? Mais je suis en train de la vendre. J'espère seulement qu'en plus d'annuler ma dette de quarante taels d'argent je pourrai avoir de quoi payer ma participation aux examens.
Tout en parlant, me voilà devant chez la mère Cai.
Êtes-vous là ?
(la mère Cai monte sur scène)
Venez vous asseoir bachelier, je vous attends depuis longtemps.
(ils se rencontrent, Dou parle)
Je vous amène prestement ma fille aujourd'hui et n'ose nullement espérer qu'elle devienne votre bru, veuillez disposer d'elle comme bon vous semble. Je pars sous peu à la capitale participer aux examens, en vous la laissant, elle peut peut-être espérer avoir votre bienveillance.
Trad. de Gangounet Mère Cai : Ainsi c'est fait, vous êtes dès maintenant de ma belle famille. vous me deviez quarante taels intérêt compris. Voici la reconnaissance de dettes, tenez, je vous la rends. En plus, je vous offre 10 taels pour participer au frais de votre voyage. C'est peu, beau-père de mon enfant, mais si vous daigniez l'accepter, cela me ferait plaisir.
(Dou Tian Zhang lui fait une geste de remerciement) : Merci beaucoup, Mère Cai. Vous me faites la grâce d'annuler une importante dette de et vous m'offrez en plus mes dépenses de voyage ! Je suis reconnaissant, votre bienfait sera fortement récompensé un jour, à l'avenir. Mère, ma fille est une enfant candide, soyez indulgente avec elle en pensant à son pauvre père, je vous en prie.
Mère Cai : Beau père de mon enfant, ne vous inquiétez pas ! une fois chez moi, votre fille aimée sera comme ma propre fille. Ne vous faites pas des soucis, prenez soin de vous sur la route.
Dou tian zhang : Mère Cai, si Petite Duan Yun fait des bêtises méritant des coups de fouet, accordez-moi la bonne grâce, au lieu de la battre, de la réprimander ; si elle mérite des engueulades, faites-lui des reproches avec douceur. Et mon enfant, toi, tu n' agiras pas comme tu faisais avec moi. Je suis ton père qui laissait passer tes caprices, désormais ta vie seras ici, les espiègleries se feront rattraper. O mon enfant, je m'abandonne à la grande impuissance. (avec la tristesse il chante)
Impuissant d'arriver pour une vie décente, témoignent ma pauvreté les quatre murs nus, je me vois être arraché de mon enfant aimé. Dès aujourd'hui c'est dans la poussière de la route de Luo Yang où traînent mes pas, sans savoir à quel jour je reviens, Ah, je me sens l'âme perdue, plus un mot pour m'exprimer. (Dou descend)
Mère Cai : Bachelier Dou m'a laissé cette fille comme ma bru, il est parti à la ville capitale en vue de passer l'examen impérial.
Duan Yun (en chagrin) Papa, tu es parti, tu m'abandonnes.
Mère Cai : Ma petite, tu es chez moi, je suis ta belle mère, toi ma belle fille, nous somme de la famille, liée comme des os à la chair. Ne pleure pas, suis moi, nous allons nous occuper. (elles descendent ensemble
Trad. de FougèreActe 1
(Toubib Mieux que Lou monte sur la scène, il récite)
La pratique de la médecine est une manigance, Les ordonnances se transcrivent d'après le "Materia Medica"; Ceux qui sont morts ne peuvent être soignés, ceux qui sont vivants meurent après les soins. Me voilà, Lou est mon nom de famille, je suis un praticien futé, on m'appelle Toubib Mieux que Lou. Je tiens un cabinet herboriste à la porte Sud du district de Shan Yang.Dans la ville vit une femme nommé mère Cai, à qui j'ai emprunté 10 tael d'argent, je devrai lui rembourser 20 taels, intérêt compris. Elle est venue plusieurs fois me les réclamer, je n'ai rien à lui rembourser. J'espère qu'elle ne reviendera pas, sinon, je lui reserve une idée. Tiens, je me poste dans ma boutique voir qui me rend la visite.
(La mère Cai monte, dit)
C'est moi La Mère Cai. J'ai déménagé et me suis installée au district de Shan Yang il y a plusieurs années, la vie ici est plutôt tranquille. Treize ans auparavant, le bachelier Dou Tian Zhang m'a laissé sa fille Duan Yun pour ma bru, j'ai changé son prénom en appellant Dou E. Elle a marié mon fils. Mais, qui pouvait douter que deux ans après le mariage, mon fils serait décèdé d'une maladie incurable, en faisant veuve ma belle fille. Depuis cela, trois ans se sont coulés. selon la coutume ma belle fille ôte la robe du deuil. Aujourd'hui je lui dis que je vais chez le toubib Mieux que Lou dans la banlieue pour réclamer le remboursement de la dette.
(Elle marche)
(La mère Cai) :
le rempart dépassé, l'angle de murette contourné, j'arrive déjà chez lui. Ëtes-vous là, Toubib Mieux-Que-Lou.
(Toubib Lou)
Mère Cai, bienvenue
(La mère Cai); Mes taels d'argents ont bien véçu des anées chez vous. rembourssez les moi, SVP !
(Toubib Lou) : Mère Cai, je n'ai pas d'argent à la maison. On va le chercher à la caisse de crédit, suivez moi.
(Trad. par Fougère) Suite acte 1
par Florent & Jade revu par fougèreLa mère Cai : Je vous accompagne
(en marchant) Toubib Lou : Nous voila au bon endroit : Il n’y a personne à gauche, personne à droite ; qu’est ce que j’attends pour porter la main sur elle ? J’ai bien pris ma cordelette avec moi. 兀hou, vieille femme ! Quelqu’un t’appelle, non ?
La mère Cai : Où çà ?
(Alors qu’elle regarde autour, le toubib commence à étrangler la mère Cai. Arrive un vieux personnage accompagné de Zhang Lur, qui se ruent sur le toubib. Le toubib s’enfuit).
Le vieil homme dit : Hou la vieille mère-grand ; d’où venez-vous ? Comment vous dénommez vous ? Et pour quel motif cet homme était-il en train de vous étrangler ?
La mère Cai : Je me nomme Cai, je viens de cette ville. J’ai pour toute compagnie une belle-fille qui est veuve. Parce que j’ai exigé du toubib Lou son dû de vingt-deux taëls d’argent, le mandant de rembourser aujourd’hui, qui eût pensé qu’il chercherait à m’amener en cet endroit désert, dans le but de m’étrangler comme faisant fi de sa dette ? Si votre honneur et ce jeune homme n’étiez pas passé en cet endroit, mon heure aurait déjà sonné.
Zhang Lur : Père, l’avez-vous bien entendue ? Il y a encore chez elle une jeune femme. Je lui ai sauvé la vie, elle tiendra assurément à m’en remercier. J’ai une proposition : vous épousez cette vieille commère, et moi je prends sa fille. N’est ce pas faire d’une pierre deux coups ? Allez le lui dire.
Bei : Hou vieille femme, tu es sans mari et je suis sans femme, alors accepterais tu d’être mon épouse ? Qu’en dis-tu ?
La mère Cai : Qu’est ce que vous me dites là ? Je préfèrerais rentrer chez moi et préparer de l’argent pour vous remercier.
Zhang : Est-ce possible que tu refuses ? Tu cherches à t’en tirer à bon compte en nous embabouinant de quelques deniers ? La cordelette du toubib Lou est encore là ; je vais t’étrangler avec et ce sera tout.
(Il s’empare de la corde)
La mère Cai : Frère, prenez votre temps et laissez moi réfléchir un peu
Zhang : Réfléchir à quoi ? Tu épouses mon père, et je prends ta fille
La mère Cai (parlant à soi-même) : Si je ne cède pas, on va m’étrangler à nouveau. Tant pis ! Tant pis ! Tant pis ! Vous deux, suivez-moi jusqu’à chez moi !
(Tous les trois quittent la scène).
(Montée sur scène) Zheng Dan dit en entrant : Je me nomme Dou, Duanyun de mon prénom. Je suis originaire de la préfecture de Chu.
J’ai perdu ma mère à trois ans, et fus séparée de mon père à sept ans, parce que mon père me confia à la mère Cai comme future bru . Je fus alors rebaptisée Dou E. A dix-sept ans je fus mariée, mais par malchance mon mari trépassa il y a trois ans. J’ai aujourd’hui vingt ans.
Ici, au dehors de la porte Sud, il y a un toubib dénommé Lou, qui devait de l’argent à belle-mère, principal et intérêts s’élevant à vingt deux taëls. Il ne remboursa jamais malgré plusieurs demandes, alors aujourd’hui belle-mère a été le lui demander en personne, Dou E, tu as dans cette vie bien des épreuves !
仙吕
•点绛唇】满腹闲愁,数年禁受,天知否?天若是知我情由,怕不待和天瘦
Au fil des années, ma tristesse, interminable, m'épuise
Qu'en sait-il, le ciel ? et même s'il savait mon désarroi,
Souffrirait-il, s'amaigrirait-il comme moi ?
混江龙】
则问那黄昏白昼,两般儿忘餐废寝几时休?大都来昨宵梦里,和着这今日心头。地久天长难过遣,旧愁新怅几时休?则这业眼苦,双眉皱,越觉的情怀冗冗,心绪悠悠。
Je me demande jour et nuit ,
Quand prendront fin cette inappétence et cette insomnie ?
Le mauvais rêve d'hier accompagne toujours le coeur d'aujourd'hui.
La terre est vieille, le ciel est éternel et le jour est long,
Quand s'arrêteront-ils les vieux soucis et les nouveaux ennuis ?
Oh cette peine.
Le front plissé, alourdit encore ces sentiments, et ce coeur accablé.
云〕
似这等忧愁,不知几时是了也呵!〔唱〕
(Dit)
Si triste, je suis. Quand ce temps prendra-t-il donc fin.
【油葫芦】
莫不是八字儿该载着一世忧,谁似我无尽头。须知道人心不似水长流。我从三岁母亲身亡后,到七岁与父分离久,嫁的个同住人,他可又拔着短筹;撇的俺婆妇每都把空房守,端的个有谁问,有谁偢?
(chante)
Etait-ce écrit cette vie de malheur me suivant pour toujours, pareille à nulle autre ?
Sachez que nos coeurs ne sont pas comme l'eau qui s'écoule sans s’épuiser.
A trois ans, j'ai perdu ma mère,
A sept ans mon père m'a quittée.
Et le mari qu'on me donna
Hélas, me fut arraché en son jeune âge
Voilà qu'il nous laisse seules, ma belle mère et moi,
Dans cette maison sans homme.
Personne ne prend soin de nous, personne ne s'intéresse à nous
【天下乐】莫不是前世里烧香不到头,今也波生招祸尤,劝今人早将来世修。我将这婆侍养,我将这服孝守,我言词须应口。
Brûlait-il mal l’encens parfumé que j’offris aux dieux dans ma vie antérieure ?
Pour que je subisse tant de malheurs durant cette vie actuelle,
Soyons vertueux, hommes et femmes, il en dépend le bonheur de votre vie prochaine.
Moi, je m’occupe de ma belle mère
Je fais mon devoir de piété filiale
Je n’ai qu’une seule parole.
Fin acte 1 par
florent corrigé par jade(dit) : Mère est partie réclamer son dû. Pourquoi n’est elle pas encore rentrée ?
(la mère Cai entre en scène acompagnée du vieux et de zhang Lüer.)
La mère Cai : Messieurs, je vous prie de rester devant la porte pour l’instant, je dois passer la première.
Zhang Lü Er . Grand-mère, entre la première, et préviens que ton gendre est là.
(la mère Cai entre et trouve sa belle fille)
La jeune fille : « mère, vous voilà ! Comment vous portez vous ? Avez-vous déjà mangé quelquechose ?
La mère Cai, en pleurant : Ha ma fille ; comment pourrais-je tout t’expliquer ?
Dou E (en aparté): Pourquoi ses larmes qui coulent ne s’arrêtent elles pas ? Seraient-ce des bisbille liées au remboursement des dettes ? Je suis disposée à accueillir ma mère ici, mais je vois qu’elle a des soucis et des choses à m’expliquer.
La mère Cai : C’est terriblement embarrassant ; dis moi comment faire !
Le jeune fille (en aparté): Elle semble hésiter, et avoir vergogne à la fois.
Dou E : Mère, pourquoi être si soucieuse et pleurer ?
La mère Cai : Quand j’ai demandé au preux docteur Lou de me rembourser, il m’a mené à mon insu en un endroit désert, il est devenu terrible, et voulait m’étrangler. Heureusement le vieux Zhang et son fils Zhang Lür sont venus à mon secours. Le vieux Zhang voulait que je le prenne pour époux, c’est cela qui m’ennuie tant.
La jeune fille : Mère, je crains que cela soit inconvenant ! Réfléchissez bien ; chez nous ne viennent encore à manquer le riz, le vêtement, les moyens de rembourser nos engagements. Nous ne sommes harcelés par nos créanciers et en outre vous n’êtes plus si jeune, vous avez plus de soixante ans, comment alors pourriez vous prendre un mari chez vous ?
La mère Cai : Ma fille, Tu n’as pas tort. Alors que deux personnes me sauvaient la vie, je leur ai fait une proposition : celle de les inviter chez moi et de leur offrir argent et présents pour les remercier de leurs action et de leurs bonnes intentions. Je n’ai pas soupçonné qu’ils puissent connaître l’existence d’une jeune fille chez moi, ni savoir que j’étais sans mari. Mes deux sauveurs n’étaient pas mariés ; c’est sûrement, dirent-ils, le destin ! Si je n’avais cédé à leurs avances, ils m’auraient aussi étranglé. J’étais à ce moment là dans la plus grande agitation ; j’ai non seulement consenti à me donner comme épouse, mais aussi accepté de donner ta main ! Ma bru, c’était fatal et inévitable !
La jeune fille : Mère, écoutez ce que j’ai à vous dire :
(sur le mode « fleur du sérail ») Au moment propice pour vos noces ; je me préoccuperai de vous. Lors des salutations, je porterai vos tourments. Sur votre chignon de cheveux blancs, vous oseriez mettre le voile rouge de la vertu ? Telle une jeune fiancée, vous voudriez convoler en secondes noces ? Vous avez maintenant la soixantaine, mais en entrant dans l’âge mur, sachez qu’il est des choses auxquelles on ne pense plus ! Vous rayez vos premières noces d’un trait, et rêvez de secondes noces ? Tout le monde va se gausser de vous.
La mère Cai : Ma vie, je la dois à ces deux hommes ; Adieu-va ! Alors ignorons les moqueries des gens.