Chine littéraire 文学中国 Literary China
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Author Topic: Dou E yuan 窦娥冤 法语翻译  (Read 1893 times)
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fougere
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« on: 02 December, 2008, 22:40:02 PM »

Les morceaux de traduction que je poste ci-dessous sont des travaux collectifs qu'on a commencés sur le forum Lechinatown. Je les ai récupérés dans son état brut. Certains passages ont peut-être oubliés dans ma récupétation,  veuillez m'aider à les compléter et à poursuivre ce travail.

人物表 Personnages

Les transcriptions phonétiques Pin Yin (py) suivies celles du système de l’École française d’Extrême Orient (efeo)

蔡婆婆 Cai Po Po (py), Ts'ai P'op'o (efeo), la belle-mère de Dou E. Cai est son nom de famille, p'op'o, l’appellation de la belle mère, signifie aussi une femme âgée. La traduction proposée : La Mère Cai.

窦天章 Dou Tian Zhang (py) , Teou t'ien tchang (efeo), le père de Dou E

端云 Duan Yun (py), Touan Yun (efeo), le prénom de l’enfant Dou E

窦娥 Dou E (py), Teou Ngo (efeo), la fille de Dou Tian Zhang, belle fille de La Mère Cai

赛卢医 Sai Lu Yi (py), Sai Lou Yi (efeo), médecin et herboriste, Lu est son nom de famille, on le surnomme avec ironie « Sai lou Yi » : « Meilleur que le Docteur Lu », Docteur Lu réfère au très célèbre médecin du Lu dit Bian Que 扁鹊 407 av. J.-C - 310 av. J.-C. La traduction proposée : Super Docteur Lu.

张老 Vieil homme, Père de Zhang Iü Er

张驴儿 Zhang Lü Er (py), Tchang Lu Eul (efeo), un vaurien, son prénom signifie «fils d’âne » ou « Baudet »

桃杌 Tao Wu (py), T’ao Wou (efeo), Préfet et juge de la région du Chu

张千 Zhang Qian (py), Tchang Ts'ieou (efeo), valet du mandarin Dou Tian Zhang

Les personnes suivantes sont citées avec leur titre de fonction
祗候 Le chef des préposés
监斩官L’inspecteur d’exécution
公务 Les préposés
刽子手 Le bourreau (questionnaire)
J'assemble ci-dessous plusieurs épisodes de la traduction en cours en espèrant que ce travail se poursuit.
(le texte en chinois se trouve sur le site : http://www.millionbook.net/gd/g/guanhanqing/000/001.htm)


楔子 Prologue
    〔卜儿蔡婆上,詩云〕Entre la mère Cai qui récite
花有重開日,人無再少年。La fleur peut refleurir, mais on n’a qu’une jeunesse
不須長富貴,安樂是神仙。L’ephémère est précieux, paix et joie n’appartiennent qu’aux génies.
老身蔡婆婆是也,楚州人氏,嫡親三口儿家屬。Cette vieille qui vous parle est la mère Cai. Issue d’une famille de Chuzhou, il ne lui reste que trois parents proches.
不幸夫主亡逝已過,Son pauvre mari est parti il y a bien longtemps
止有一個孩儿,年長八歲,lui laissant un garçon, agé de huit ans
俺娘儿兩 個,過其日月, et deux filles, déjà jeunes filles,
家中頗有些錢財。La famille a un peu de bien.
這里一個竇秀才,從去年問我借了二十兩銀子, Il y a ici un bachelier Dou, qui m’a demandé l’an dernier à emprunter vingt taels d’argent
如今本利該銀四十兩。A ce jour, avec les intérêts, cela ferait quarante taels
我數次索取,那秀才只說貧難,沒得還我。Je les lui ai souvent réclamé, mais ce bachelier se contente de dire qu’il est pauvre et dans l’embarras, et qu’il ne peut me rembourser
他有一個女儿, 今年七歲,Il a une fille, qui a aujourd’hui sept ans
生得可喜,長得可愛,joyeuse depuis sa naissance, et maintenant devenue adorable
我有心看上他,与我家做個媳婦,depuis que je l’ai vue j’ai l’intention d’en faire ma bru
就准了這四十兩銀子,豈不兩得其便。Elle vaut bien mes quarante taels d’argent, et ainsi tout est réglé !
他說今日好日辰,親送女儿到我家來,Dou m’a dit qu’aujourd’hui était un bon jour, et qu’il amènerait sa fille chez nous
老身且不索錢去,專在家中等候,Cette vieille femme n’ira pas lui réclamer l’argent, elle l’attendra à la maison
這早晚竇秀才敢待來也。 Tôt ou tard, il faudra bien que le bachelier Dou vienne.
Trad. de François

花有重开日,人无再少年。不须长富贵,安乐是神仙。
Les fleurs peuvent refleurir, l'être humain n'a qu'une jeunesse.
Richesse et noblesse ne sont point nécessaires, une vie quiète est déjà paradisiaque.

老身蔡婆婆是也,楚州人氏,嫡亲三口儿家属。不幸夫主亡逝已过,止有一个孩儿,年长八岁,俺娘儿两个,过其日月,家中颇有些钱财。
Je suis la mère Cai, originaire de ChuZhou, (j'étais) mère d'une famille de trois personnes (père, mère, enfant). Malheureusement mon mari est déjà décédé, me laissant seule avec mon fils âgé aujourd'hui de huit ans. Mon enfant et moi vivons ensemble et ne sommes pas dépourvus.

这里一个窦秀才,从去年问我借了二十两银子,如今本利该银四十两。我数次索取,那秀才只说贫难,没得还我。
Vit dans les environs un bachelier nommé Dou, qui m'a emprunté l'an dernier vingt taels d'argent. A ce jour, avec les intérêts, cela ferait quarante taels. A chacune de mes réclamations, ce bachelier a toujours répondu qu'il était pauvre et qu'il ne pouvait me rembourser.

他有一个女儿,今年七岁,生得可喜,长得可爱,我有心看上他,与我家做个媳妇,就准了这四十两银子,岂不两得其便。他说今日好日辰,亲送女儿到我家来,老身且不索钱去,专在家中等候,这早晚窦秀才敢待来也。
Il a une fille qui a aujourd'hui sept ans, joyeuse depuis sa naissance, et maintenant devenue adorable. Elle me plaît beaucoup, et en devenant ma bru elle annulerait la dette. N'est-ce pas une solution qui peut contenter tout le monde ? Le bachelier a dit qu'aujourd'hui est de bon augure et qu'il accompagnera sa fille chez moi, alors je ne bougerai pas de chez moi. Tôt ou tard le bachelier Dou viendra.
Trad. de Gangounet

entre Dou TianZhang et DuanYun, TianZhang récite)
La lecture d'innombrables livres,
Ne suffit pas à rendre le lecteur moins misérable.
Mais le jour où (mon) talent sera reconnu par la cour,
La pauvreté cèdera sa place à la prose.
Je me nomme Dou TianZhang et suis originaire de Chang An, la capitale. J'étudie (le confucianisme) depuis mon enfance et suis bien assez érudit, par manque de chance, mon talent reste cependant méconnu. Malheureusement, ma femme est déjà morte, me laissant notre fille DuanYun. Âgée de trois ans lors de la mort de sa mère, elle a aujourd'hui sept ans.

Etant sans le sou, je vis ici à ChuZhou d'où je n'arrive pas à partir. Vit dans cette ville une femme, appelée la mère Cai, qui est très riche. Pour subvenir à mes besoins, je lui ai emprunté vingt taels d'argent et avec les intérêts je lui en dois aujourd'hui quarante. Elle a déjà réclamé plusieurs fois , mais qu'ai-je, moi, pour la rembourser ? Mais qui pouvait se douter qu'elle me demanderait ma fille comme bru, et ce plusieurs fois ?
De plus, nous sommes au printemps et c'est bientôt les examens mandarinaux. L'envie ne me manque pas d'y participer mais je n'ai pas de quoi me payer le voyage. Me voilà donc contraint d'amener aujourd'hui ma fille DuanYun à la mère Cai.

(Dou TianZhang, en soupirant)
Hum (ou 'ciel' ou 'ha' ou autres). Mais que fais-je ? Suis-je en train de marier ma fille ? Mais je suis en train de la vendre. J'espère seulement qu'en plus d'annuler ma dette de quarante taels d'argent je pourrai avoir de quoi payer ma participation aux examens.
Tout en parlant, me voilà devant chez la mère Cai.
Êtes-vous là ?
(la mère Cai monte sur scène)
Venez vous asseoir bachelier, je vous attends depuis longtemps.

(ils se rencontrent, Dou parle)
Je vous amène prestement ma fille aujourd'hui et n'ose nullement espérer qu'elle devienne votre bru, veuillez disposer d'elle comme bon vous semble. Je pars sous peu à la capitale participer aux examens, en vous la laissant, elle peut peut-être espérer avoir votre bienveillance.
Trad. de Gangounet

Mère Cai : Ainsi c'est fait, vous êtes dès maintenant de ma belle famille. vous me deviez quarante taels intérêt compris. Voici la reconnaissance de dettes, tenez, je vous la rends. En plus, je vous offre 10 taels pour participer au frais de votre voyage. C'est peu, beau-père de mon enfant, mais si vous daigniez l'accepter, cela me ferait plaisir.
(Dou Tian Zhang lui fait une geste de remerciement) : Merci beaucoup, Mère Cai. Vous me faites la grâce d'annuler une importante dette de et vous m'offrez en plus mes dépenses de voyage ! Je suis reconnaissant, votre bienfait sera fortement récompensé un jour, à l'avenir. Mère, ma fille est une enfant candide, soyez indulgente avec elle en pensant à son pauvre père, je vous en prie.
Mère Cai : Beau père de mon enfant, ne vous inquiétez pas ! une fois chez moi, votre fille aimée sera comme ma propre fille. Ne vous faites pas des soucis, prenez soin de vous sur la route.
Dou tian zhang : Mère Cai, si Petite Duan Yun fait des bêtises méritant des coups de fouet, accordez-moi la bonne grâce, au lieu de la battre, de la réprimander ; si elle mérite des engueulades, faites-lui des reproches avec douceur. Et mon enfant, toi, tu n' agiras pas comme tu faisais avec moi. Je suis ton père qui laissait passer tes caprices, désormais ta vie seras ici, les espiègleries se feront rattraper. O mon enfant, je m'abandonne à la grande impuissance. (avec la tristesse il chante)
Impuissant d'arriver pour une vie décente, témoignent ma pauvreté les quatre murs nus, je me vois être arraché de mon enfant aimé. Dès aujourd'hui c'est dans la poussière de la route de Luo Yang où traînent mes pas, sans savoir à quel jour je reviens, Ah, je me sens l'âme perdue, plus un mot pour m'exprimer. (Dou descend)
Mère Cai : Bachelier Dou m'a laissé cette fille comme ma bru, il est parti à la ville capitale en vue de passer l'examen impérial.
Duan Yun (en chagrin) Papa, tu es parti, tu m'abandonnes.

Mère Cai : Ma petite, tu es chez moi, je suis ta belle mère, toi ma belle fille, nous somme de la famille, liée comme des os à la chair. Ne pleure pas, suis moi, nous allons nous occuper. (elles descendent ensemble
Trad. de Fougère


Acte 1



(Toubib Mieux que Lou monte sur la scène, il récite)

La pratique de la médecine est une manigance, Les ordonnances se transcrivent d'après le "Materia Medica"; Ceux qui sont morts ne peuvent être soignés, ceux qui sont vivants meurent après les soins. Me voilà, Lou est mon nom de famille, je suis un praticien futé, on m'appelle Toubib Mieux que Lou. Je tiens un cabinet herboriste à la porte Sud du district de Shan Yang.Dans la ville vit une femme nommé mère Cai, à qui j'ai emprunté 10 tael d'argent, je devrai lui rembourser 20 taels, intérêt compris. Elle est venue plusieurs fois me les réclamer, je n'ai rien à lui rembourser. J'espère qu'elle ne reviendera pas, sinon, je lui reserve une idée. Tiens, je me poste dans ma boutique voir qui me rend la visite.

(La mère Cai monte, dit)

C'est moi La Mère Cai. J'ai déménagé et me suis installée au district de Shan Yang il y a plusieurs années, la vie ici est plutôt tranquille. Treize ans auparavant, le bachelier Dou Tian Zhang m'a laissé sa fille Duan Yun pour ma bru, j'ai changé son prénom en appellant Dou E. Elle a marié mon fils. Mais, qui pouvait douter que deux ans après le mariage, mon fils serait décèdé d'une maladie incurable, en faisant veuve ma belle fille. Depuis cela, trois ans se sont coulés. selon la coutume ma belle fille ôte la robe du deuil. Aujourd'hui je lui dis que je vais chez le toubib Mieux que Lou dans la banlieue pour réclamer le remboursement de la dette.

(Elle marche)

(La mère Cai) :

le rempart dépassé, l'angle de murette contourné, j'arrive déjà chez lui. Ëtes-vous là, Toubib Mieux-Que-Lou.

(Toubib Lou)

Mère Cai, bienvenue

(La mère Cai); Mes taels d'argents ont bien véçu des anées chez vous. rembourssez les moi, SVP !

(Toubib Lou) : Mère Cai, je n'ai pas d'argent à la maison. On va le chercher à la caisse de crédit, suivez moi.
(Trad. par Fougère)

Suite acte 1 par Florent & Jade revu par fougère
La mère Cai : Je vous accompagne
(en marchant) Toubib Lou : Nous voila au bon endroit : Il n’y a personne à gauche, personne à droite ; qu’est ce que j’attends pour porter la main sur elle ? J’ai bien pris ma cordelette avec moi. 兀hou, vieille femme ! Quelqu’un t’appelle, non ?
La mère Cai : Où çà ?
(Alors qu’elle regarde autour, le toubib commence à étrangler la mère Cai. Arrive un vieux personnage accompagné de Zhang Lur, qui se ruent sur le toubib. Le toubib s’enfuit).
Le vieil homme dit : Hou la vieille mère-grand ; d’où venez-vous ? Comment vous dénommez vous ? Et pour quel motif cet homme était-il en train de vous étrangler ?
La mère Cai : Je me nomme Cai, je viens de cette ville. J’ai pour toute compagnie une belle-fille qui est veuve. Parce que j’ai exigé du toubib Lou son dû de vingt-deux taëls d’argent, le mandant de rembourser aujourd’hui, qui eût pensé qu’il chercherait à m’amener en cet endroit désert, dans le but de m’étrangler comme faisant fi de sa dette ? Si votre honneur et ce jeune homme n’étiez pas passé en cet endroit, mon heure aurait déjà sonné.
Zhang Lur : Père, l’avez-vous bien entendue ? Il y a encore chez elle une jeune femme. Je lui ai sauvé la vie, elle tiendra assurément à m’en remercier. J’ai une proposition : vous épousez cette vieille commère, et moi je prends sa fille. N’est ce pas faire d’une pierre deux coups ? Allez le lui dire.
Bei : Hou vieille femme, tu es sans mari et je suis sans femme, alors accepterais tu d’être mon épouse ? Qu’en dis-tu ?
La mère Cai : Qu’est ce que vous me dites là ? Je préfèrerais rentrer chez moi et préparer de l’argent pour vous remercier.
Zhang : Est-ce possible que tu refuses ? Tu cherches à t’en tirer à bon compte en nous embabouinant de quelques deniers ? La cordelette du toubib Lou est encore là ; je vais t’étrangler avec et ce sera tout.
(Il s’empare de la corde)
La mère Cai : Frère, prenez votre temps et laissez moi réfléchir un peu
Zhang : Réfléchir à quoi ? Tu épouses mon père, et je prends ta fille
La mère Cai (parlant à soi-même) : Si je ne cède pas, on va m’étrangler à nouveau. Tant pis ! Tant pis ! Tant pis ! Vous deux, suivez-moi jusqu’à chez moi !
(Tous les trois quittent la scène).
(Montée sur scène) Zheng Dan dit en entrant : Je me nomme Dou, Duanyun de mon prénom. Je suis originaire de la préfecture de Chu.
J’ai perdu ma mère à trois ans, et fus séparée de mon père à sept ans, parce que mon père me confia à la mère Cai comme future bru . Je fus alors rebaptisée Dou E. A dix-sept ans je fus mariée, mais par malchance mon mari trépassa il y a trois ans. J’ai aujourd’hui vingt ans.
Ici, au dehors de la porte Sud, il y a un toubib dénommé Lou, qui devait de l’argent à belle-mère, principal et intérêts s’élevant à vingt deux taëls. Il ne remboursa jamais malgré plusieurs demandes, alors aujourd’hui belle-mère a été le lui demander en personne, Dou E, tu as dans cette vie bien des épreuves !

仙吕
•点绛唇】满腹闲愁,数年禁受,天知否?天若是知我情由,怕不待和天瘦
Au fil des années, ma tristesse, interminable, m'épuise
Qu'en sait-il, le ciel ? et même s'il savait mon désarroi,
Souffrirait-il, s'amaigrirait-il comme moi ?

混江龙】
则问那黄昏白昼,两般儿忘餐废寝几时休?大都来昨宵梦里,和着这今日心头。地久天长难过遣,旧愁新怅几时休?则这业眼苦,双眉皱,越觉的情怀冗冗,心绪悠悠。

Je me demande jour et nuit ,
Quand prendront fin cette inappétence et cette insomnie ?
Le mauvais rêve d'hier accompagne toujours le coeur d'aujourd'hui.
La terre est vieille, le ciel est éternel et le jour est long,
Quand s'arrêteront-ils les vieux soucis et les nouveaux ennuis ?
Oh cette peine.
Le front plissé, alourdit encore ces sentiments, et ce coeur accablé.
 

云〕
似这等忧愁,不知几时是了也呵!〔唱〕
(Dit)
Si triste, je suis. Quand ce temps prendra-t-il donc fin.


【油葫芦】
莫不是八字儿该载着一世忧,谁似我无尽头。须知道人心不似水长流。我从三岁母亲身亡后,到七岁与父分离久,嫁的个同住人,他可又拔着短筹;撇的俺婆妇每都把空房守,端的个有谁问,有谁偢?
(chante)

Etait-ce écrit cette vie de malheur me suivant pour toujours, pareille à nulle autre ?
Sachez que nos coeurs ne sont pas comme l'eau qui s'écoule sans s’épuiser.
A trois ans, j'ai perdu ma mère,
A sept ans mon père m'a quittée.
Et le mari qu'on me donna
Hélas, me fut arraché en son jeune âge
Voilà qu'il nous laisse seules, ma belle mère et moi,
Dans cette maison sans homme.
Personne ne prend soin de nous, personne ne s'intéresse à nous
 


【天下乐】莫不是前世里烧香不到头,今也波生招祸尤,劝今人早将来世修。我将这婆侍养,我将这服孝守,我言词须应口。

Brûlait-il mal l’encens parfumé que j’offris aux dieux dans ma vie antérieure ?
Pour que je subisse tant de malheurs durant cette vie actuelle,
Soyons vertueux, hommes et femmes, il en dépend le bonheur de votre vie prochaine.
Moi, je m’occupe de ma belle mère
Je fais mon devoir de piété filiale
Je n’ai qu’une seule parole.
Fin acte 1 par florent corrigé par jade
(dit) : Mère est partie réclamer son dû. Pourquoi n’est elle pas encore rentrée ?
(la mère Cai entre en scène acompagnée du vieux et de zhang Lüer.)
La mère Cai : Messieurs, je vous prie de rester devant la porte pour l’instant, je dois passer la première.
Zhang Lü Er . Grand-mère, entre la première, et préviens que ton gendre est là.
(la mère Cai entre et trouve sa belle fille)
La jeune fille : « mère, vous voilà ! Comment vous portez vous ? Avez-vous déjà mangé quelquechose ?
La mère Cai, en pleurant : Ha ma fille ; comment pourrais-je tout t’expliquer ?

Dou E (en aparté): Pourquoi ses larmes qui coulent ne s’arrêtent elles pas ? Seraient-ce des bisbille liées au remboursement des dettes ? Je suis disposée à accueillir ma mère ici, mais je vois qu’elle a des soucis et des choses à m’expliquer.
La mère Cai : C’est terriblement embarrassant ; dis moi comment faire !
Le jeune fille (en aparté): Elle semble hésiter, et avoir vergogne à la fois.
Dou E : Mère, pourquoi être si soucieuse et pleurer ?
La mère Cai : Quand j’ai demandé au preux docteur Lou de me rembourser, il m’a mené à mon insu en un endroit désert, il est devenu terrible, et voulait m’étrangler. Heureusement le vieux Zhang et son fils Zhang Lür sont venus à mon secours. Le vieux Zhang voulait que je le prenne pour époux, c’est cela qui m’ennuie tant.
La jeune fille : Mère, je crains que cela soit inconvenant ! Réfléchissez bien ; chez nous ne viennent encore à manquer le riz, le vêtement, les moyens de rembourser nos engagements. Nous ne sommes harcelés par nos créanciers et en outre vous n’êtes plus si jeune, vous avez plus de soixante ans, comment alors pourriez vous prendre un mari chez vous ?
La mère Cai : Ma fille, Tu n’as pas tort. Alors que deux personnes me sauvaient la vie, je leur ai fait une proposition : celle de les inviter chez moi et de leur offrir argent et présents pour les remercier de leurs action et de leurs bonnes intentions. Je n’ai pas soupçonné qu’ils puissent connaître l’existence d’une jeune fille chez moi, ni savoir que j’étais sans mari. Mes deux sauveurs n’étaient pas mariés ; c’est sûrement, dirent-ils, le destin ! Si je n’avais cédé à leurs avances, ils m’auraient aussi étranglé. J’étais à ce moment là dans la plus grande agitation ; j’ai non seulement consenti à me donner comme épouse, mais aussi accepté de donner ta main ! Ma bru, c’était fatal et inévitable !
La jeune fille : Mère, écoutez ce que j’ai à vous dire :
(sur le mode « fleur du sérail ») Au moment propice pour vos noces ; je me préoccuperai de vous. Lors des salutations, je porterai vos tourments. Sur votre chignon de cheveux blancs, vous oseriez mettre le voile rouge de la vertu ? Telle une jeune fiancée, vous voudriez convoler en secondes noces ? Vous avez maintenant la soixantaine, mais en entrant dans l’âge mur, sachez qu’il est des choses auxquelles on ne pense plus ! Vous rayez vos premières noces d’un trait, et rêvez de secondes noces ? Tout le monde va se gausser de vous.

La mère Cai : Ma vie, je la dois à ces deux hommes ; Adieu-va ! Alors ignorons les moqueries des gens.

« Last Edit: 22 December, 2008, 23:54:28 PM by fougere » Logged
fougere
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« Reply #1 on: 02 December, 2008, 22:41:34 PM »

(Acte 1, suite)

Dou E (En chantant) : Vous leur devez la vie, certes, mais vous n’êtes plus jeune comme les pousses de bambous ! De jolie femme vous êtes devenue épouse. Souvenez-vous de votre mari prévenant et de ce qu’il vous a laissé : les terres qu’il a acquises pour vous, assurant la bonne chère pour tous les jours, des habits prévus pour toutes saisons. Nous imaginant veuve et orpheline il a tout prévu pour que nous puissions vivre ensemble. Las ! Votre mari s’était fait bien du souci en vain !

La mère Cai (en chantant) : Ma fille ; il est là tout excité à l’idée de notre mariage ; que dois-je lui dire ?

Dou E : Vous dites qu’il nage dans le bonheur, mais pour vous je suis noyée de chagrins ; le vin rituel pourrait vous rester dans la gorge ; le nœud de l’union pourrait être trop difficile pour votre vue; ne seriez vous pas trop troublée pour dormir dans vos draps fleuri ? Vous préparez la musique et les décorations, je conjure le sort pour que cette histoire d’amour ne soit pas montrée du doigt.

La mère Cai : Ma fille, arrête de me faire ainsi des reproches. Ces deux messieurs nous attendent ; l’affaire est conclue, n’est-ce pas aussi une occasion pour toi de prendre mari ?

Dou E : Mère, accepte qui tu veux ; mais je ne veux pas de mari.

La mère Cai : Qui donc cherche un mari ? Malheureusement les Zhang père et fils sont là qui arrivent. Dis-moi comment faire que diable !

Zhang Baudet (à son père) : Nous nous marions aujourd’hui ; nos chapeaux sont tout neufs ; ce soir nous serons de nouveaux maris ; les manches sont toutes fines ; voilà les nouveaux époux. Nous le méritons bien ; elles n’auront rien à regretter !
Ils font les salutations avec le vieux Zhang ; Dou E n’y prête pas attention et dit : « Hé là ! Qui que vous soyez, quittez ces lieux ! »

Dou E Les femmes ne doivent accorder aucun crédit aux viriles paroles ! Ah, cette Belle mère, j’ai des doutes sur sa fidélité ! Aujourd’hui elle invite un vieil homme, qui de surcroît arrive avec son diable de fils.

Zhang baudet, l’air irrité : « Dou E, regarde nous, mon père et moi ; nous méritons de devenir vos époux. Ne laisse pas filer le moment propice aux noces, alors commençons tous deux les salutations rituelles !

Dou E chante : « A cause de toi un beau couple heureux est comme enterré vivant. Ah mère, comment pouvez vous éviter la honte ? Mon beau-père nous a laborieusement dotés de cette maison et de tous les biens qui s’y trouvent. Ne trahissons pas la mémoire de mon beau-père ; comment pourrait-on supporter que ce Zhang Baudet en profite ?
Zhang Baudet se jette aux pieds de Dou E, qui le repousse et le fait tomber, et chante : « Qui peut dire si là n’est pas le destin d’une femme veuve ?

La mère Cai (au vieux Zhang) : Mon bon monsieur, épargnez nous votre courroux. Puisque je vous dois la vie, comment pourrais-je oublier mes devoirs envers vous ? C’est, voyez-vous, que la jeune femme est d’un tempérament fort susceptible. Alors maintenant qu’elle n’est pas disposée à épouser votre fils, comment faire pour mon mariage avec vous le père ? Dès aujourd’hui je vais tâcher de préparer les vins et mets de fête pour vous accueillir, et sermonner la jeune fille pour l’amener à la raison. Attendons qu’elle change d’avis et reprenne ses esprits, et nous reprendrons alors la discussion.

Zhang Baudet : « Même si cette Dou E était encore pucelle, faire montre d’un si sale caractère serait indigne. Elle me repousse sans raison, mais je ne me laisserai pas faire ! Je déclare juste, solennellement et face à face : « J’épouserai cette fille ; sinon je ne mérite pas le titre de gentilhomme ! »

De belles femmes, j’en ai rencontré des myriades, mais je ne crois pas avoir vu de jeune langue de vipère à ce point. J’ai sauvé sa belle-mère d’une mort certaine, comment peut-elle alors dédaigner de payer de sa personne ?
(Trad. de Zhaobudao)


Acte 2

〔赛卢医上,诗云〕小子太医出身,也不知道医死多人,何尝怕人告发,关了一日店门?在城有个蔡家婆子,刚少他二十两花银,屡屡亲来索取,争些捻断脊筋。也是我一时智短,将他赚到荒村,撞见两个不识姓名男子,一声嚷道:“浪荡乾坤,怎敢行凶撒泼,擅自勒死平民!”吓得我丢了绳索,放开脚步飞奔。虽然一夜无事,终觉失精落魂;方知人命关天关地,如何看做壁上灰尘。从今改过行业,要得灭罪修因,将以前医死的性命,一个个都与他一卷超度的经文。小子赛卢医的便是。只为要赖蔡婆婆二十两银子,赚他到荒僻去处,正待勒死他,谁想遇见两个汉子,救了他去。若是再来讨债时节,教我怎生见他?常言道的好:“三十六计,走为上计”。喜得我是孤身,又无家小连累,不若收拾了细软行李,打个包儿,悄悄的躲到别处,另做营生,岂不干净


( Incroyable docteur Lou récite la poésie )
Moi, modeste personne suis médecin de métier, les patients qui ont rendu l’âme après mes soins sont innombrables. Croyez-vous que je ferme ma boutique par crainte d'être dénoncé de ce fait ? Voyons, une vieille femme de la famille Tsai habite la ville, je lui dois vingt taëls d’argent. Elle me les a réclamés tant de fois que mes nerfs dorsaux s'enroulent en vrille. A court de ressources, je l'ai menée en un lieu écarté. Mais alors que j'allais l'étrangler, deux étrangers nous surprennent. L’un d' entre eux s’écriait : « Arsouille, comment te livres-tu à ce vil crime? Oses-tu étrangler une femme ! » Comme j'ai eu peur, j'ai jeté ma cordelette et pris mes jambes à mon cou. La nuit s'est passée sans incident, et pourtant je me sens complètement perdu. Ma conscience me rappelle que la vie humaine est sacrée, elle ne doit pas être considérée comme un grain de poussière sur un mur. Je voudrais me réincarner, afin que mes péchés soient lavés, Je réciterai donc, en pénitence, un soutra bouddhiste par vie enlevée par mes soins...
(Incroyable docteur Lou dit)
Me voilà, l'incroyable docteur Lou. Pour duper vingt taëls d'argent de la mère Tsai, je l’ai emmenée dans un endroit écarté, au moment où je voulais l'étrangler, deux hommes nous ont surpris, grâce à leur apparition, elle est saine et sauve. Or, si elle revenait de nouveau pour réclamer son argent, comment oserais-je la voir ? comme le dit le proverbe des trente six stratagèmes, le meilleur est la fuite. Heureusement que je suis célibataire, sans foyer ni enfants à ma charge. Il vaut mieux rassembler mes affaires, faire mes bagages et prendre la fuite. Je vais m'installer dans un autre lieu, je changerai de métier... Je serai blanc comme neige , Hein ?

[张驴儿上,云〕自家张驴儿,可奈那窦娥百般的不肯随顺我;如今那老婆子害病,我讨服毒药与他吃了,药死那老婆子,这小妮子好歹做我的老婆。〔做行科,云〕且住,城里人耳目广,口舌多,倘见我讨毒药,可不嚷出事来?我前日看见南门外有个药铺,此处冷静,正好讨药〔做到科,叫云〕太医哥哥,我来讨药的。〔赛卢医云〕你讨什么药?〔张驴儿云〕我讨服毒药。〔赛卢医云〕谁敢合毒药与你?这厮好大胆也。〔张驴儿云〕你真个不肯与我药么?〔赛卢医云〕我不与你,你就怎地我?〔张驴儿做拖卢云〕好呀,前日谋死蔡婆婆的,不是你来?你说我不认的你哩?我拖你见官去。

(Monte Zhang lü er)
moi, je suis Zhang Lü Er, que c’est facheux, Dou E repousse mes avances avec une telle fermeté. Aujourd’hui, la vielle est malade, je vais me procurer un poison que je lui ferai avaler. Quand la vieille sera morte, la petite créature sera à moi.
(Zhang marche, et il dit)
attention, en ville, les murs ont des oreilles et les langues vont bon train, si l'on me surprend à me procurer du poison, la rumeur me rattrapera. J'ai vu l'échoppe d'un herboriste, hier, à la porte sud de la ville
L'endroit est isole, parfait pour y acheter du poison.


(Arrivé à l'endroit, il s'écrie)
Grand frère docteur, je viens chercher un médicaments.
( Incroyable docteur Lou dit )
Que désirez-vous ?
(Zhang Lü er dit)
Je voudrai un poison
( Incroyable docteur Lou dit )
Qui aurait l'audace de te donner du poson ? Ce type est sans scrupules..
(Zhang Lü er dit)
Ne veux-tu vraiment pas me le donner ?
( Incroyable docteur Lou dit )
Pas question, qu'y pourrais-tu ? alors.
[Zhang lü er saisit Incroyable docteur Lou]
Ben, c'est bien toi, n'est-ce pas ?, qui voulais étrangler la mère Tsai avant d'hier ?
Crois-tu que je ne te reconnais plus ?je vais te trainer au poste
.

« Last Edit: 23 December, 2008, 00:00:07 AM by fougere » Logged
Liu
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« Reply #2 on: 20 December, 2008, 17:09:53 PM »

Quelques tentatives de correction de la langue française pour Fougere tout en essayant de ne pas en modifier le sens...

Quote
仙吕
•点绛唇】满腹闲愁,数年禁受,天知否?天若是知我情由,怕不待和天瘦
Interminable, ma tristesse, au fil des années m'épuiser
qu'en sait-il, le ciel ? et même s'il savait mon désarroi,
Souffrait-il, s'amaigrit-il comme moi ?
Au fil des années, ma tristesse, interminable, m'épuise
Qu'en sait-il, le ciel ? et même s'il savait mon désarroi,
Souffrirait-il, s'amaigrirait-il comme moi ?
Quote
混江龙】
则问那黄昏白昼,两般儿忘餐废寝几时休?大都来昨宵梦里,和着这今日心头。地久天长难过遣,旧愁新怅几时休?则这业眼苦,双眉皱,越觉的情怀冗冗,心绪悠悠。
je demande, au crépuscule ((brun) et au jour (pale),
quand prendront fin cette inappétence et insomnie ?
le mauvais rêve d'hier accompagne toujours le coeur d'aujourd'hui.
La terre est vieille, le ciel éternel le et jour long,
quand s'arrêterons-ils des anciens soucis et de nouvel ennuis ?
Oh cette peine.
Le front plissé, alourdit plus ces sentiments, et ce coeur accablé.
Je demande au crépuscule et à l'aube (?),
Quand prendront fin cette inappétence et cette insomnie ?
Le mauvais rêve d'hier accompagne toujours le coeur d'aujourd'hui.
La terre est vieille, le ciel est éternel et le jour est long,
Quand s'arrêteront-ils les vieux soucis et les nouveaux ennuis ?
Oh cette peine.
Le front plissé, alourdit encore ces sentiments, et ce coeur accablé.
Quote
云〕
似这等忧愁,不知几时是了也呵!〔唱〕
(Dit)
Si triste je suis, quand ce temps prendra la fin.
Si triste, je suis. Quand ce temps prendra-t-il donc fin ?
Quote
【油葫芦】
莫不是八字儿该载着一世忧,谁似我无尽头。须知道人心不似水长流。我从三岁母亲身亡后,到七岁与父分离久,嫁的个同住人,他可又拔着短筹;撇的俺婆妇每都把空房守,端的个有谁问,有谁偢?
(chante)
Etait-ce écrit cette vie de malheur à nulle autre pareille ?
Sachez que nos coeurs ne sont pas comme l'eau, s'écoule sans s’épuiser.
A trois ans, j'ai perdu ma mère,
à sept ans mon père m'a quittée.
et le mari qu'on me donna
Hélas, me fut arraché en son jeune age
Voila qu'il nous laisse seules, ma belle mère et moi,
dans cette maison sans homme.
Personne ne prend soins de nous, personne ne s'intéresse à nous
Etait-ce écrit cette vie de malheur pareille à nulle autre ?
Sachez que nos coeurs ne sont pas comme l'eau qui s'écoule sans s’épuiser.
A trois ans, j'ai perdu ma mère,
A sept ans mon père m'a quittée.
Et le mari qu'on me donna
Hélas, me fut arraché en son jeune âge
Voilà qu'il nous laisse seules, ma belle mère et moi,
Dans cette maison sans homme.
Personne ne prend soin de nous, personne ne s'intéresse à nous
【天下乐】莫不是前世里烧香不到头,今也波生招祸尤,劝今人早将来世修。我将这婆侍养,我将这服孝守,我言词须应口。
Quote
Brûlait-il mal l’encens parfumé que j’offris aux dieux dans ma vie antérieure ?
Pour que je subisse tant de malheurs durant cette vie actuelle,
Soyons vertueux, hommes et femmes, il en dépend le bonheur de votre vie prochaine.
Moi, je m’occupe de ma belle mère
Je fais mon devoir de piété filiale
Je n’ai qu’une seule parole.
〔赛卢医上,诗云〕小子太医出身,也不知道医死多人,何尝怕人告发,关了一日店门?在城有个蔡家婆子,刚少他二十两花银,屡屡亲来索取,争些捻断脊筋。也是我一时智短,将他赚到荒村,撞见两个不识姓名男子,一声嚷道:“浪荡乾坤,怎敢行凶撒泼,擅自勒死平民!”吓得我丢了绳索,放开脚步飞奔。虽然一夜无事,终觉失精落魂;方知人命关天关地,如何看做壁上灰尘。从今改过行业,要得灭罪修因,将以前医死的性命,一个个都与他一卷超度的经文。小子赛卢医的便是。只为要赖蔡婆婆二十两银子,赚他到荒僻去处,正待勒死他,谁想遇见两个汉子,救了他去。若是再来讨债时节,教我怎生见他?常言道的好:“三十六计,走为上计”。喜得我是孤身,又无家小连累,不若收拾了细软行李,打个包儿,悄悄的躲到别处,另做营生,岂不干净
Quote
Act 3
( Incroyable docteur Lou récite la poésie )
Moi, la modeste personne est médecin de métier, les patients qui ont rendu l’âme après mes soins sont innombrables. Croyez-vous que je ferme ma boutique par crainte d'être dénoncé à ce fait ? Voyons, une vieille femme de la famille Tsai habite la ville, je lui dois vingt taëls d’argent. Elle me réclamait tant de fois que mes nerfs dorsals s'enroullent en vrille. à court de ressources, je l'ai menée en un lieu écarté. Mais comme j'allais l'étrangler, deux étrangers nous surprennent. L’un entre eux s’écriait : « Arsouille, comment te livres-tu à ce vil crime. Oses-tu étrangler une femme ! » Que j'ai eu peur, j'ai jeté ma cordelette et pris mes jambes à mon cou. La nuit s'est passée sans incident, et pourtant je me sens complètement perdu. Ma conscience me rappelle que la vie humaine est sacrée, elle ne doit pas être considérée comme une grain de poussiers sur un mur. Je voudrai me reincarner, pour que mes péchés soient lavés, Je réciterai donc, en pénitence, un soutra bouddhiste par vie enlevée par mes soins...
(Incroyable docteur Lou dit)
Me voilà, l'incroyable docteur Lou. Pour duper vingt taël d'argent de la mère Tsai, je l’ai emmené dans un endroit écarté, au moment où je voulais l'étrangler, deux hommes nous ont surpris, grâce à leur apparition, elle est saine et sauve. Or, si elle revenait de nouveau pour réclamer son argent, comment oserais-je la voir ? comme le dit le proverbe des trente six stratagèmes, le meilleur est la fuite. Heureusement je suis célibataire, sans foyer ni enfants à ma charge. Il vaut mieux rassembler mes affaires, faire mes bagages et prendre la fuite. Je vais m'installer dans un autre lieu, je changerai de métier... Je serai blanc comme neige , Hein ?
Moi, (la) modeste personne (est) suis médecin de métier, les patients qui ont rendu l’âme après mes soins sont innombrables. Croyez-vous que je ferme ma boutique par crainte d'être dénoncé à de ce fait ? Voyons, une vieille femme de la famille Tsai habite la ville, je lui dois vingt taëls d’argent. Elle (me réclamait) me les a réclamés tant de fois que mes nerfs dorsals dorsaux s'enroulent en vrille. A court de ressources, je l'ai menée en un lieu écarté. Mais (comme) alors que j'allais l'étrangler, deux étrangers nous surprennent. L’un d' entre eux s’écriait : « Arsouille, comment te livres-tu à ce vil crime? Oses-tu étrangler une femme ! » (Que) Comme j'ai eu peur, j'ai jeté ma cordelette et pris mes jambes à mon cou. La nuit s'est passée sans incident, et pourtant je me sens complètement perdu. Ma conscience me rappelle que la vie humaine est sacrée, elle ne doit pas être considérée comme (une grain de poussiers) un grain de poussière sur un mur. Je voudrais me réincarner, (pour que)afin que mes péchés soient lavés, Je réciterai donc, en pénitence, un soutra bouddhiste par vie enlevée par mes soins...
(Incroyable docteur Lou dit)
Me voilà, l'incroyable docteur Lou. Pour duper vingt taëls d'argent de la mère Tsai, je l’ai emmenée dans un endroit écarté, au moment où je voulais l'étrangler, deux hommes nous ont surpris, grâce à leur apparition, elle est saine et sauve. Or, si elle revenait de nouveau pour réclamer son argent, comment oserais-je la voir ? comme le dit le proverbe des trente six stratagèmes, le meilleur est la fuite. Heureusement que je suis célibataire, sans foyer ni enfants à ma charge. Il vaut mieux rassembler mes affaires, faire mes bagages et prendre la fuite. Je vais m'installer dans un autre lieu, je changerai de métier... Je serai blanc comme neige , Hein ?
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Elle est bien cette histoire, y-a-t-il une suite après l'acte 1 Smiley?
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fougere
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« Reply #3 on: 21 December, 2008, 23:13:35 PM »

Oh, merci beaucoup, Liu. je suis très contente que ma traduction soit corrigée.
Oui, il y a la suite ! nous allons tous continuer à traduire (j'espère). François a été élu comme éditeur scientifique. J'espère qu'il trouvera du temps pour nous donner une version propre.   
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Liu
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« Reply #4 on: 22 December, 2008, 08:04:52 AM »

Oh je n'ai rien fait, la traduction est tellement plus difficile...

Editeur scientifique ?
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« Reply #5 on: 30 December, 2008, 21:57:49 PM »

Je continue la traduction. C'est la suite de l'acte II. Je l'ai fait à la hâte. Je la poste pour avoir la correction. (Liu, pour répondre ta question : je voulais dire que François allait reviser l'ensemble du texte)   

赛卢医做慌科,云〕大哥,你放我,有药有药。〔做与药科,张驴儿云〕既然有了药,且饶你罢。正是:得放手时须放手,得饶人处且饶人。〔下〕〔赛卢医云〕可不悔气!刚刚讨药的这人,就是救那婆子的。我今日与了他这服毒药去了,以后事发,越越要连累我;趁早儿关上药铺,到涿州卖老鼠药去也。〔下〕〔卜儿上,做病伏几科〕〔孛老同张驴儿上,云〕老汉自到蔡婆婆家来,本望做个接脚,却被他媳妇坚执不从。那婆婆一向收留俺爷儿两个在家同住,只说好事不在忙,等慢慢里劝转他媳妇,谁想他婆婆又害起病来。孩儿,你可曾算我两个的八字,红鸾天喜几时到命哩?〔张驴儿云〕要看什么天喜到命!只赌本事,做得去自去做。〔孛老云〕孩儿也,蔡婆婆害病好几日了,我与你去问病波。〔做见卜儿问科,云〕婆婆,你今日病体如何?〔卜儿云〕我身子十分不快哩。〔孛老云〕你可想些什么吃?〔卜儿云〕我思量些羊肚儿汤吃。〔孛老云〕孩儿,你对窦娥说,做些羊肚儿汤与婆婆吃。〔张驴儿向古门云〕窦娥,婆婆想羊肚儿汤吃,快安排将来。〔正旦持汤上,云〕妾身窦娥是也。有俺婆婆不快,想羊肚汤吃,我亲自安排了与婆婆吃去。婆婆也,我这寡妇人家,凡事也要避些嫌疑,怎好收留那张驴儿父子两个?非亲非眷的,一家儿同住,岂不惹外人谈议?婆婆也,你莫要背地里许了他亲事,连累我也做不清不洁的。我想这妇人心好难保也啊。〔唱〕
(Super docteur Lu est paniqué) Grand frère, je vous supplie de me lâcher, je vous donne le remède,  je vous le donne. (Il lui donne de la poudre, Zhang lu er dit Smiley Je te libère, puisque je l’ai. Voyons,  dès qu’on peut on prodigue de la bonté,  l’indulgence n’est jamais de trop. (il descend)
Super Docteur Lu : Que je suis malchanceux ! L’homme a demandé du poison était celui qui a sauvé la vieille femme.  Aujourd’hui je lui ai donné ce que il voulait,  avec cela, il y aura des histoires ennuyeuses dans les jours à venir, quand ce sera le cas je serai vraiment dans l’embarras : Aller,  je vais plutôt abandonner ma pharmacie, et m’installer à la préfecture de Zhuo, j’y vendrai du poison à rat, va ! (il descend)
(La Mère Tsai, malade, monte)     
(le vieil homme et Baudet Zhang montent)
Vieil homme : Moi,  le vieil homme,  suis venu chez la mère Tsai à dessein de succéder le défunt époux de la vieille. Mais qui sait que sa bru le refuse obstinément. La vieille nous accueille quand même, moi et mon fils. Elle nous fait patienter disant que la bonne chose ne se presse pas, et elle va essayer de convaincre sa bru. Hélas, elle est tombée malade. Fils, est-ce que tu as fait consulter notre ligne de destin, quand sera le jour du bonheur céleste au phénix rouge ?             
Baudet Zhang : Parle ! Quel destin et quel bonheur céleste ? Sois capable ! Débrouille-toi !
Vieil homme : Fiston, la Mère Tsai est malade depuis quelques jours, va, nous allons lui rendre la visite.
(ils sont avec la Mère Tsai)
Vieil homme : Mère Tsai, comment vas-tu ?
La Mère Tsai : Je me sens mal.
Vieil homme : As-tu envie de prendre quelques choses qui te plaisent ?
La Mère Tsai : j’ai une envie pour la soupe de triple de chèvre.

Vieil homme : Fiston, dis à Dou E qu’elle prépare la soupe de triple de chèvre pour sa belle mère. 
(Baudet Zhang s’écrie à la porte intérieure) Dou E ! Ta belle mère a envie de la soupe de triple de chèvre,  prépare-la et dépêche-toi !
Dou E (apportant la soupe) : Je suis bien Dou E, ma belle mère, ayant des ennuis de santé, a envie de prendre un peu de la soupe de triple de chèvre. Je l’ai préparée et je vais lui servir. Mère, nous sommes deux veuves, il faudrait évider des rumeurs malveillantes, comment peux-tu héberger le père et le fils Baudet Zhang, n’ayant aucune parenté avec nous, ils vivent sous notre toit, ne crains-tu pas que nous allons entendre de nos voisins ? Mère, tu ne devrais pas leur donner l’accord pour le mariage sur mon dos. Dans le cas contraire, je serais salie dans l’affaire. Hélas, je crois que le cœur de femme est difficile de conserver sa pureté.       
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Liu
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« Reply #6 on: 14 February, 2009, 12:17:28 PM »

Bonjour Fougere,

Voici donc quelques modestes corrections de français au texte que tu as traduit.
J'espère surtout que celles-ci n'en modifient pas le sens...

(Super docteur Lu est paniqué) Grand frère, je vous supplie de me lâcher, je vous donne le remède,  je vous le donne. (Il lui donne de la poudre, Zhang lu er dit Smiley Je te libère, puisque je l’ai. Voyons,  dès qu’on peut on prodigue de la bonté,  l’indulgence n’est jamais de trop. (il descend)
Super Docteur Lu : Que je suis malchanceux ! L’homme a demandé du poison était celui qui a sauvé la vieille femme.  Aujourd’hui je lui ai donné ce que il voulait,  avec cela, il y aura des histoires ennuyeuses dans les jours à venir, quand ce sera le cas je serai vraiment dans l’embarras : Aller,  je vais plutôt abandonner ma pharmacie, et m’installer à la préfecture de Zhuo, j’y vendrai du poison à rat, va ! (il descend)
(La Mère Tsai, malade, monte)     
(le vieil homme et Baudet Zhang montent)
(Super docteur Lu est paniqué)
- "Grand frère, je vous supplie de me lâcher, je vous donne le remède,  je vous le donne le voici".
[Il lui donne de la poudre].
Zhang lu er dit :
-"Je te libère, puisque je l’ai. Voyons,  dès qu’on le peut, on prodigue de la bonté,  l’indulgence n’est jamais de trop".
[il descend]
Super Docteur Lu :
- "Que Comme je suis malchanceux ! L’homme qui a demandé du le poison était celui qui a sauvé la vieille femme. Aujourd’hui je lui ai donné ce que ce qu' il voulait, avec cela, il y aura des histoires ennuyeuses dans les jours à venir, quand ce sera le cas je serai vraiment dans l’embarras : Aller Allez,  je vais plutôt abandonner ma pharmacie, et m’installer à la préfecture de Zhuo, j’y vendrai du poison à rat, va !"
[il descend]
[La Mère Tsai, malade, monte]     
[le vieil homme et Baudet Zhang montent]

Quote
Vieil homme : Moi,  le vieil homme,  suis venu chez la mère Tsai à dessein de succéder le défunt époux de la vieille. Mais qui sait que sa bru le refuse obstinément. La vieille nous accueille quand même, moi et mon fils. Elle nous fait patienter disant que la bonne chose ne se presse pas, et elle va essayer de convaincre sa bru. Hélas, elle est tombée malade. Fils, est-ce que tu as fait consulter notre ligne de destin, quand sera le jour du bonheur céleste au phénix rouge ?             
Baudet Zhang : Parle ! Quel destin et quel bonheur céleste ? Sois capable ! Débrouille-toi !
Vieil homme : Fiston, la Mère Tsai est malade depuis quelques jours, va, nous allons lui rendre la visite.
(ils sont avec la Mère Tsai)
Vieil homme : Mère Tsai, comment vas-tu ?
La Mère Tsai : Je me sens mal.
Vieil homme : As-tu envie de prendre quelques choses qui te plaisent ?
La Mère Tsai : j’ai une envie pour la soupe de triple de chèvre.
Le Vieil homme :
- "Moi,  le vieil homme,  je suis venu chez la mère Tsai à dessein (ou afin ) de succéder le au défunt époux de la vieille femme. Mais qui elle sait que sa bru le refuse obstinément. La vieille nous accueille quand même, moi et mon filsmon fils et moi. Elle nous fait patienter en disant que la bonne chose ne se presse pas, et qu'elle va essayer de convaincre sa bru. Hélas, elle est tombée malade. Fils, est-ce que tu as fait consulter consulté notre ligne de destin , quand sera aura lieu le jour du bonheur céleste au phénix rouge ?"             
Baudet Zhang :
-"Parle ! De Quel destin et de quel bonheur céleste s'agit-il ? Sois capable Allez (??) ! Débrouille-toi ! "
Le Vieil homme :
-"Fiston, la Mère Tsai est malade depuis quelques jours, va, nous allons lui rendre la visite."
[ils sont avec la Mère Tsai]
Le Vieil homme :
- "Mère Tsai, comment vas-tu ?"
La Mère Tsai :
-"Je me sens mal".
Le Vieil homme :
- "As-tu envie de prendre quelques choses qui te plaisent ?" "Y-a-t-il quelque chose qui te ferait plaisir ?"
La Mère Tsai :
-"J’ai une envie pour la d'une soupe de triple (??) de chèvre.

Quote
Vieil homme : Fiston, dis à Dou E qu’elle prépare la soupe de triple de chèvre pour sa belle mère.
(Baudet Zhang s’écrie à la porte intérieure) Dou E ! Ta belle mère a envie de la soupe de triple de chèvre,  prépare-la et dépêche-toi !
Dou E (apportant la soupe) : Je suis bien Dou E, ma belle mère, ayant des ennuis de santé, a envie de prendre un peu de la soupe de triple de chèvre. Je l’ai préparée et je vais lui servir. Mère, nous sommes deux veuves, il faudrait évider des rumeurs malveillantes, comment peux-tu héberger le père et le fils Baudet Zhang, n’ayant aucune parenté avec nous, ils vivent sous notre toit, ne crains-tu pas que nous allons entendre de nos voisins ? Mère, tu ne devrais pas leur donner l’accord pour le mariage sur mon dos. Dans le cas contraire, je serais salie dans l’affaire. Hélas, je crois que le cœur de femme est difficile de conserver sa pureté.
Le Vieil homme :
-"Fiston, dis à Dou E qu’elle prépare la une soupe de triple (??)de chèvre pour sa belle mère." 
[Baudet Zhang s’écrie à par la porte intérieure]
- "Dou E ! Ta belle mère a envie de la d'une soupe de triple(??) de chèvre,  prépare-la et dépêche-toi !"
Dou E (apportant la soupe) :
-"Je suis (bien) Dou E, ma belle mère, ayant des ennuis de santé, a envie de prendre un peu de la soupe de triple(??) de chèvre. Je l’ lui ai préparée et je vais lui la servir. Mère, nous sommes deux veuves, il faudrait éviter des rumeurs malveillantes, comment peux-tu héberger le père et le fils Baudet Zhang, n’ayant qui n'ont aucune parenté avec nous, ils vivent sous notre toit, ne crains-tu pas que nous allons entendre de nos voisins ? Mère, tu ne devrais pas leur donner l’ ton accord pour le mariage sur mon dos. Dans le cas contraire, je serais salie dans l’affaire. Hélas, je crois que le cœur ded'une femme est difficile de conserver sa pureté. la pureté du coeur d'une femme est difficile à garder.



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« Reply #7 on: 22 February, 2009, 09:43:35 AM »

O, merci beaucoup. J'étais absente de Paris (de l'ordi aussi) la semaine dernière. Je suis très contente que Dou E bouge, merci encore Liu, je vais continuer à travailler sur cette pièce.      
« Last Edit: 22 February, 2009, 09:47:23 AM by fougere » Logged
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« Reply #8 on: 07 March, 2009, 17:43:43 PM »

La version corrigée : (grâce à Liu)

赛卢医做慌科,云〕大哥,你放我,有药有药。〔做与药科,张驴儿云〕既然有了药,且饶你罢。正是:得放手时须放手,得饶人处且饶人。〔下〕〔赛卢医云〕可不悔气!刚刚讨药的这人,就是救那婆子的。我今日与了他这服毒药去了,以后事发,越越要连累我;趁早儿关上药铺,到涿州卖老鼠药去也。〔下〕〔卜儿上,做病伏几科〕〔孛老同张驴儿上,云〕老汉自到蔡婆婆家来,本望做个接脚,却被他媳妇坚执不从。那婆婆一向收留俺爷儿两个在家同住,只说好事不在忙,等慢慢里劝转他媳妇,谁想他婆婆又害起病来。孩儿,你可曾算我两个的八字,红鸾天喜几时到命哩?〔张驴儿云〕要看什么天喜到命!只赌本事,做得去自去做。〔孛老云〕孩儿也,蔡婆婆害病好几日了,我与你去问病波。〔做见卜儿问科,云〕婆婆,你今日病体如何?〔卜儿云〕我身子十分不快哩。〔孛老云〕你可想些什么吃?〔卜儿云〕我思量些羊肚儿汤吃。〔孛老云〕孩儿,你对窦娥说,做些羊肚儿汤与婆婆吃。〔张驴儿向古门云〕窦娥,婆婆想羊肚儿汤吃,快安排将来。〔正旦持汤上,云〕妾身窦娥是也。有俺婆婆不快,想羊肚汤吃,我亲自安排了与婆婆吃去。婆婆也,我这寡妇人家,凡事也要避些嫌疑,怎好收留那张驴儿父子两个?非亲非眷的,一家儿同住,岂不惹外人谈议?婆婆也,你莫要背地里许了他亲事,连累我也做不清不洁的。我想这妇人心好难保也啊。〔唱〕
(Super docteur Lu est paniqué)
- Grand frère, je vous supplie de me lâcher, je vous donne le remède,  le voici.
[Il lui donne de la poudre].
Zhang lu er dit :
-Je te libère, puisque je l’ai. Voyons,  dès qu’on le peut, on prodigue la bonté,  l’indulgence n’est jamais de trop.
[il descend]
Super Docteur Lu :
-  Comme je suis malchanceux ! L’homme qui a demandé le poison était celui qui a sauvé la vieille femme. Aujourd’hui je lui ai donné ce qu' il voulait, avec cela, il y aura des histoires ennuyeuses dans les jours à venir, quand ce sera le cas je serai vraiment dans l’embarras : Allez,  je vais plutôt abandonner ma pharmacie, et m’installer à la préfecture de Zhuo, j’y vendrai du poison à rat, va !"
[il descend]

[La Mère Tsai, malade, monte]     
[le vieil homme et Baudet Zhang montent]
Le Vieil homme :
- Moi,  le vieil homme,  je suis venu chez la mère Tsai à dessein de succéder au défunt époux de la vieille femme. Mais sa bru le refuse obstinément. La vieille nous accueille quand même, mon fils et moi. Elle nous fait patienter en disant que la bonne chose ne presse pas, et qu'elle va essayer de convaincre sa bru. Hélas, elle est tombée malade. Fils, est-ce que tu as consulté notre ligne de destin, quand aura lieu le jour du bonheur céleste au phénix rouge ?             
Baudet Zhang :
-Parle ! De Quel destin et de quel bonheur céleste s'agit-il ? Ne compte pas sur les autres, débrouille-toi ! "
Le Vieil homme :
-"Fiston, la Mère Tsai est malade depuis quelques jours, va, nous allons lui rendre la visite."
[ils sont avec la Mère Tsai]
Le Vieil homme :
- Mère Tsai, comment vas-tu ?
La Mère Tsai :
-Je me sens mal.
Le Vieil homme :
- Y-a-t-il quelque chose qui te ferait plaisir ?"
La Mère Tsai :
-J’ai une envie d'une soupe d’estomac de chèvre.
Le Vieil homme :
-"Fiston, dis à Dou E qu’elle prépare une soupe d’estomac de chèvre pour sa belle mère." 
[Baudet Zhang s’écrie par la porte intérieure]
- "Dou E ! Ta belle mère a envie d'une soupe d’estomac de chèvre,  prépare-la et dépêche-toi !"
Dou E (apportant la soupe) :
-"Je suis Dou E, ma belle mère, ayant des ennuis de santé, a envie de prendre un peu de soupe d’estomac de chèvre. Je lui ai préparée et je vais lui la servir. Mère, nous sommes deux veuves, il faudrait éviter des rumeurs malveillantes, comment peux-tu héberger le père et le fils Baudet Zhang, qui n'ont aucune parenté avec nous, ils vivent sous notre toit, ne crains-tu pas que nous allons entendre nos voisins ? Mère, tu ne devrais pas leur donner ton accord pour le mariage sur mon dos. Dans le cas contraire, je serais salie dans l’affaire. Hélas, je crois que la pureté du coeur d'une femme est difficile à garder.
 
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« Reply #9 on: 07 March, 2009, 17:55:36 PM »

Et la suite en chinois enquêtante de traducteurs.

【南吕·一枝花】他则待一生鸳帐眠,那里肯半夜空房睡;他本是张郎妇,又做了李郎妻。有一等妇女每相随,并不说家克计,则打听些闲是非;说一会不明白打凤的机关,使了些调虚嚣捞龙的见识。
 
    【梁州第七】这一个似卓氏般当垆涤器,这一个似孟光般举案齐眉;说的来藏头盖脚多伶俐,道着难晓,做出才知。旧恩忘却,新爱偏宜;坟头上土脉犹湿,架儿上又换新衣。那里有奔丧处哭倒长城?那里有浣纱时甘投大水?那里有上山来便化顽石?可悲可耻,妇人家直恁的无仁义,多淫奔,少志气;亏杀前人在那里,更休说本性难移。
 
    〔云〕婆婆,羊肚儿汤做成了,你吃些儿波。〔张驴儿云〕等我拿去。〔做接尝科,云〕这里面少些盐醋,你去取来。〔正旦下〕〔张驴儿放药科〕〔正旦上,云〕这不是盐醋?〔张驴儿云〕你倾下些。〔正旦唱〕
 
    【隔尾】你说道少盐欠醋无滋味,加料添椒才脆美。但愿娘亲早痊济,饮羹汤一杯,胜甘露灌体,得一个身子平安倒大来喜。
 
    〔孛老云〕孩儿,羊肚汤有了不曾?〔张驴儿云〕汤有了,你拿过去。〔孛老将汤云〕婆婆,你吃些汤儿。〔卜儿云〕有累你。〔做呕科,云〕我如今打呕,不要这汤吃了,你老人家吃罢。〔孛老云〕这汤特做来与你吃的,便不要吃,也吃一口儿。〔卜儿云〕我不吃了,你老人家请吃。〔孛老吃科〕〔正旦唱〕
 
    【贺新郎】一个道你请吃,一个道婆先吃,这言语听也难听,我可是气也不气!想他家与咱家有甚的亲和戚?怎不记旧日夫妻情意,也曾有百纵千随?婆婆也,你莫不为黄金浮世宝,白发故人稀,因此上把旧恩情全不比新知契。则待要百年同墓穴,那里肯千里送寒衣。
 
    〔孛老云〕我吃下这汤去,怎觉昏昏沉沉的起来?〔做倒科〕〔卜儿慌科,云〕你老人家放精神着,你紥挣着些儿。〔做哭科,云〕兀的不是死了也!〔正旦唱〕
 
    【斗虾蟆】空悲戚,没理会,人生死是轮回。感着这般病疾,值着这般时势;可是风寒暑湿,或是饥饱劳役;各人证候自知,人命关天关地;别人怎生替得,寿数非干今世。相守三朝五夕,说甚一家一计。又无羊酒段匹,又无花红财礼;把手为活过日,撒手如同休弃。不是窦娥忤逆,生怕旁人论议。不如听咱劝你,认个自家悔气,割舍的一具棺材停置,几件布帛收拾,出了咱家门里,送入他家坟地。这不是你那从小儿年纪指脚的夫妻,我其实不关亲无半点恓惶泪。休得要心如醉,意似痴,便这等嗟嗟怨怨,哭哭啼啼。
 
    〔张驴儿云〕好也罗!你把我老子药死了,更待干罢!〔卜儿云〕孩儿,这事怎了也?〔正旦云〕我有什么药在那里?都是他要盐醋时,自家倾在汤儿里的。〔唱〕
 
    【隔尾】这厮搬调咱老母收留你,自药死亲爷待要唬吓谁?〔张驴儿云〕我家的老子,倒说是我做儿子的药死了,人也不信。〔做叫科,云〕四邻八舍听着:窦娥药杀我家老子哩。〔卜儿云〕罢么,你不要大惊小怪的,吓杀我也。〔张驴儿云〕你可怕么?〔卜儿云〕可知怕哩。〔张驴儿云〕你要饶么?〔卜儿云〕可知要饶哩。〔张驴儿云〕你教窦娥随顺了我,叫我三声嫡嫡亲亲的丈夫,我便饶了他。〔卜儿云〕孩儿也,你随顺了他罢。〔正旦云〕婆婆,你怎说这般言语?〔唱〕我一马难将两鞍鞴。想男儿在日,曾两年匹配,却教我改嫁别人,其实做不得。

 
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